Ramtane Lamamra (ph. : APS).

Selon un communiqué officiel Ramtane Lamamra « a fait valoir le fait que ladite campagne malveillante et fallacieuse -que l’invocation de la liberté de la presse ne saurait aucunement justifier- a atteint son paroxysme avec des manipulations diffamatoires délibérément dirigées contre l’institution présidentielle ».

 

 

Le ministre des Affaires étrangères algérien Ramtane Lamamra a convoqué hier mercredi l’ambassadeur de France, Bernard Emie, au ministère, en protestation contre « la campagne de presse, hostile à l’Algérie et à ses institutions, menée en France dans différents médias et à travers d’autres activités publiques ».

M. Lamamra « a fait valoir le fait que ladite campagne malveillante et fallacieuse -que l’invocation de la liberté de la presse ne saurait aucunement justifier- a atteint son paroxysme avec des manipulations diffamatoires délibérément dirigées contre l’institution présidentielle », indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

M. Lamamra a, selon le communiqué, « souligné la nécessité morale et politique que des autorités françaises qualifiées marquent clairement leur réprobation de cette campagne qui est incompatible avec la qualité et le niveau des relations algéro-françaises », ajoute la même source.

Le Monde a publié lundi des articles dans lesquels le quotidien français révélait des détails sur la société off-shore du ministre de l’Industrie, Abdeslam Bouchouareb, baptisée « Royal Arrival Corp ».

Le même média a ensuite révélé de nouveaux détails sur Farid Bedjaoui, Omar Habour et Réda Hemche, des intermédiaires algériens cités dans le scandale de corruption “Sonatrach II”, dans un autre article illustré par une photo du président Bouteflika.

Une illustration qui a suscité le courroux des autorités algériennes, de quoi pousser Le Monde à « apporter une précision ».