Sonatrach s’attend à un redressement de sa production primaire d’ici à 2019.

Le contrat signé en 2010 entre les deux parties prévoit la réhabilitation de la raffinerie d’Alger, l’augmentation de sa capacité de production de 35% et l’adaptation des installations pour la production de carburants aux normes internationales.

 

Le titre Technip perdait 2,47%, à 56,18 euros, lundi 22 juin à 14h09, alors que le CAC 40 grimpait de 2,67%, tiré par l’éventualité d’un accord avec la Grèce et le secteur des télécoms, en forte hausse après l’offre de SFR-Numericable sur Bouygues Telecom. Technip a été la seule valeur du CAC 40 orientée à la baisse ce lundi. Et pour cause, la société de services pétroliers est pénalisée par des informations de presse selon lesquelles le groupe pétrolier algérien Sonatrach vient de rompre un contrat d’un milliard de dollars.

Le quotidien francophone El Watan a, dans sa livraison de  dimanche, indiqué que Sonatrach a unilatéralement rompu le contrat la liant à la société française Technip,  chargée de la modernisation et de l’augmentation des capacités de la raffinerie de Sidi Arcine, située à Baraki (banlieue sud-est d’Alger).

Arbitrage international

Les deux parties n’ont pas commenté cette information. Selon le journal El Watan, une bataille de procédures entre les deux groupes s’est engagée et le dossier a été transmis à l’arbitrage international. Sonatrach reproche à Technip son non respect du coût et des délais d’achèvement des travaux, alors que la société française se défend du niveau avancé de la dégradation des installations.

Le contrat signé en 2010 entre les deux parties prévoit la réhabilitation de la raffinerie d’Alger, l’augmentation de sa capacité de production de 35% et l’adaptation des installations pour la production de carburants aux normes internationales. D’un délai de 38 mois, le projet dont le coût global est estimé à 963,7 millions de dollars US en hors taxes (dont 25% en dinars), a pour objet la réhabilitation complète de la raffinerie par le constructeur et comprend notamment la conception et la fourniture des équipements et du matériel banalisé (Bulk Material). La raffinerie d’Alger dont la capacité de traitement de pétrole brut est actuellement de 2,7 millions de tonnes, devrait passer à 3,6 millions de tonnes à l’issue de sa réhabilitation.