Le géant pétrolier et gazier britannique, British Petroleuma (BP), a prévu dans son dernier rapport, « la fin de l’ère des augmentations continues de la demande en pétrole », en prévoyant une baisse de la consommation mondiale de 50% d’ici 2050 et jusqu’à 80% dans un scénario plus tragique.

Ainsi, BP est la première grande compagnie mondiale de pétrole à évoquer la “fin du pétrole”, au moment où les autres compagnies mondiales parlent encore d’augmentation de la demande pétrolière et un retour probable à la normal.

Le rapport de BP souligne que la consommation de pétrole pourrait ne jamais revenir aux niveaux enregistrés avant la pandémie du Coronavirus. En ajoutant que même le scénario le plus optimiste prévoit une demande qui restera généralement stable au cours des deux prochaines décennies, alors que le monde s’éloignera, de plus en plus, des combustibles fossiles.

Le géant pétrolier britannique s’attend, ainsi, à “un avenir différent”, considérant que le pétrole est “confronté à un défi majeur qui pourrait éventuellement le faire disparaître dans un avenir proche”.

Ceci explique pourquoi l’entreprise a pris des mesures, qualifiées par les médias spécialisés, comme “les plus audacieuses” parmi celles prises par d’autres grandes compagnies pétrolières à ce jour, “afin d’aligner son activité sur les objectifs de l’accord de Paris sur le climat”.