L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a revu en hausse ce vendredi 10 juillet, ses prévisions de demande mondiale de pétrole pour l’année 2020.

Selon le rapport mensuel de l’AIE qui coordonne les politiques énergétiques des pays industrialisés, la demande, qui a moins diminué que prévu au deuxième trimestre, devrait se situer à 92,1 millions de barils par jour (bpj), soit 400 000 bpj de plus que les projections du mois dernier,.

Le même document a indiqué qu’« alors que le marché du pétrole a indubitablement réalisé des progrès (…) le nombre important, et dans certains pays l’accélération, des cas de COVID-19 est un rappel inquiétant du fait que la pandémie n’est pas maîtrisée et que nos prévisions de marché risquent de se retrouver presque certainement à la baisse ».

L’AIE estime que l’assouplissement des mesures de confinement dans de nombreux pays a entraîné une forte reprise des livraisons de carburant en mai, juin et probablement aussi en juille,.

Mais, l’activité de raffinage du pétrole en 2020 devrait connaître une baisse plus marquée que celle prévue par l’AIE le mois dernier et sa croissance devrait être moindre en 2021, selon l’agence.

L’AIE explique que « Pour les raffineurs, les avantages apportés par l’amélioration de la demande seront probablement contrebalancés par les prévisions de contraction à venir sur le marché des matières premières. Les marges de raffinage seront également mises à mal par la quantité de stock excédentaire au deuxième trimestre de 2020 ».