Le gel de la production, même partiel, sera-t-il respecté dans les faits ? Rien n’est moins sûr (Photo : Reuters/Atef Hassan).

Le taux de respect de l’accord de réduction de la production conclu en 2017 entre l’Opep et d’importants producteurs non Opep (dont la Russie) a augmenté de 154% en février à 159% en mars 2018.

 

 

Avec 32,19 millions de barils par jour (mbpj), la production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole a atteint en mars 2018 son niveau le plus bas en 11 mois, c’est-à-dire depuis avril 2017. C’est ce que montre une enquête de ce cartel pétrolier publiée hier et dont les résultats ont été rapportés par l’agence Reuters.

Cette enquête précise que ce niveau de production est en baisse de 90.000 bpj par rapport à celui du mois de février 2018. La baisse de la production de l’OPEP, explique-t-elle, a eu lieu à la faveur de la baisse des exportations angolaises, des perturbations que connaît la production libyenne (avec l’arrêt de deux gisements : El Feel et El Sharara) et de celles de la production vénézuélienne qui a de nouveau reculé en mars 2018 pour atteindre 1,56 mbpj.

Cependant, selon l’enquête, si production saoudienne a baissé en mars 2018 de 40.000 bpj, celles émiratie, qatarie et irakienne ont augmenté par rapport à février, sans que cela entraîne, pour autant une baisse du taux de respect de l’accord de réduction de la production conclu entre l’Opep et d’importants producteurs non Opep (dont la Russie). Le taux de respect de cet accord a même été plus élevé qu’un mois plus tôt (159% contre 154%).

Entré en vigueur en 2017, l’accord de baisse de production Opep-non Opep porte sur une baisse cumulée de 1,8 million de bpj. Il a été prolongé jusqu’à fin 2018.

Cet accord a joué un rôle important dans le redressement des prix du brut. A titre d’exemple, le baril de Brent de la mer du Nord a pu remonter jusqu’à la barre de quelque 70 dollars alors qu’en 2016 il était cédé à 30 dollars.