Malgré l’étendue de la catastrophe causée par la pandémie du coronavirus et les incertitudes qui règnent sur la demande mondiale, le Brent a connu une hausse d’un peu plus de 5% sur l’ensemble du mois de juillet.

Le vendredi 31 juillet, les cours du pétrole se sont un peu repris après une lourde chute la veille. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, a fini à 43,30 dollars à Londres. Soit une hausse de 0,8% ou 36 cents par rapport à la clôture de jeudi.

Les cours du pétrole avaient reculé la veille, abandonnant plus de 5% en cours de séance, sous l’effet combiné de l’entrée officielle des États-Unis en récession et d’un tweet de Donald Trump évoquant la possibilité d’un report de l’élection présidentielle de novembre.

Selon les analystes, cette baisse est synonyme du début officiel de la récession dans la première économie mondiale, mais le rebond rapide des prix du brut, dès la fin de la séance de jeudi et de vendredi, signifie l’intérêt des investisseurs pour l’or noir.

Par ailleurs, les investisseurs se préparent au retour sur le marché d’une importante quantité de pétrole à compter du mois d’août livrée par les pays producteurs de l’Opep+, qui si elle ne trouvait pas preneur pourrait remplir rapidement les capacités de stockage disponibles et faire glisser les cours.

Cependant, les spécialistes soulignent que les investisseurs craignent que les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés ne réduisent leurs coupes de façon prématurée.