Le gel de la production, même partiel, sera-t-il respecté dans les faits ? Rien n’est moins sûr (Photo : Reuters/Atef Hassan).

Selon le ministre de l’Energie iranien des discussions non officielles étaient actuellement en cours entre les pays signataires de l’accord pétrolier.

 

 

Les discussions engagées entre l’Arabie saoudite et la Russie au sujet de la prolongation, au-delà de mars prochain, de l’accord relatif à la réduction de la production pétrolière ont fait monter les prix du pétrole sur les marchés internationaux.

Mardi, quelques heures après l’annonce de cette information, le Brent a gagné 0,29% par rapport à la veille, atteignant 52,50 dollars au moment où le WTI a grimpé de 13% à 47,79 dollars. Mercredi matin, les prix ont poursuivi leur augmentation avec 53,80 dollars pour le Brent et 48,83 dollars pour le WTI.

C’est le ministre russe, Alxander Novak, qui avait indiqué, à l’agence de presse russe TASS, que des discussions avaient été menées avec son homologue saoudien au sujet de la possibilité de prolonger l’accord pétrolier qui unit, depuis janvier dernier, les pays membres de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), dont l’Arabie saoudite est le chef de file, et leurs partenaires menés par la Russie.

Même si le ministre russe de l’Energie avait clairement indiqué qu’il était encore tôt pour parler de la prolongation de l’accord, l’effet sur les marchés internationaux a été presque immédiat.

La nouvelle des discussions entre les Russes et les Saoudiens a d’autant été prise au sérieux qu’elle avait été précédée, quelques jours plus tôt, par les déclarations du vice-président du gouvernement russe, Arkady Dvorkovich qui avait indiqué que son pays allait probablement soutenir une nouvelle prolongation de l’accord.

De son côté, le ministre de l’Energie iranien, Bijan Zanganeh a déclaré lundi à l’agence de presse iranienne Shana que des discussions non officielles étaient actuellement en cours entre les pays signataires de l’accord pétrolier.

« Je pense que le marché pétrolier se rééquilibre. Le respect de l’accord par les pays membres de l’Opep n’a pas fléchi au cours de ces six derniers. Il s’est même renforcé », a ajouté le ministre iranien.