Les prix du pétrole ont chuté mardi, les inquiétudes liées à une surabondance de l’offre mondiale pesant lourdement sur le marché.

Le West Texas Intermediate pour livraison en mai a ainsi perdu 2,45 dollars, finissant la séance à 23,63 dollars le baril sur la bourse NYMEX de New York. Le Brent brut pour livraison en juin a quant à lui baissé de 1,18 dollar, pour clôturer à 31,87 dollars le baril sur la bourse ICE de Londres.

L’Administration de l’information sur l’énergie des Etats-Unis a annoncé mardi que la pandémie mondiale de COVID-19 et l’augmentation de la production de pétrole allaient contribuer à maintenir les prix mondiaux du brut à leur plus bas niveau depuis des années au cours du premier semestre 2020.

Les spéculateurs boursiers attendent par ailleurs avec circonspection les résultats d’une importante réunion qui doit avoir lieu entre les principaux producteurs mondiaux de pétrole.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés, dont la Russie, doivent en effet se réunir jeudi par vidéoconférence afin de discuter d’une réduction de leur production pétrolière.

Même une action concertée des principaux exportateurs de pétrole mondiaux ne pourrait cependant pas compenser la baisse massive de la demande à court terme, car l’ampleur de la baisse causée par la pandémie est tout simplement trop importante, ont indiqué mardi les analystes de Commerzbank Research.

Une démonstration d’unité et de détermination de la part des producteurs de pétrole contribuerait cependant certainement à stabiliser et à normaliser le marché pétrolier, et empêcherait au moins les installations de stockage du pétrole de « déborder » à court terme, ont-ils ajouté.