Après des plus bas depuis 13 ans en février (en deçà du seuil de 30 dollars), les prix ont fluctué entre 44 et 52 dollars au cours du mois écoulé. Mais, ils sont particulièrement volatils depuis le vote britannique pour sortir de l’Union européenne le 23 juin.

 

 

Pour stabiliser le marché, le prix du pétrole doit se chiffrer à au moins 50 dollars le baril, estime le ministre saoudien de l’Energie Khaled al-Faleh. Dans un entretien à Handelsblatt paru mardi, le ministre affirme cependant que les prix actuels des hydrocarbures ont tendance à faire baisser les investissements dans le domaine. Ce qui va engendrer un manque de fonds rendant ainsi les compagnies pétrolières incapables de satisfaire la demande croissante pour l’essence.

Outre la diminution des investissements, M. al-Faleh a également pointé l’ambiance instable dans plusieurs pays exportateurs comme le Nigéria, estimant toutefois que les cours du pétrole avancent dans la bonne direction. Après des plus bas depuis 13 ans en février (en deçà du seuil de 30 dollars), les prix ont fluctué entre 44 et 52 dollars au cours du mois écoulé. Mais, ils sont particulièrement volatils depuis le vote britannique pour sortir de l’Union européenne le 23 juin.

Mardi à la clôture, le WTI, qui avait perdu quelque quatre dollars depuis le début du mois, a rebondi de 2,04 dollars à 46,80 dollars sur le New York Mercantile Exchange. A Londres, le Brent, lui aussi récemment déprimé, a avancé de 2,22 dollars à 48,47 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE).

La production de l’Opep dont l’Arabie saoudite fait partie  a atteint son plus haut niveau en huit ans, à 33,21 mbj. Ce qui a engendré une surabondance de l’offre et par ricochet une baisse des prix. La production devrait décliner de 0,9 mbj à 56,5 mbj cette année dans les pays n’appartenant pas à l’Organisation.

La consommation mondiale de pétrole devrait, elle, augmenter plus que prévu en 2016, contribuant au rééquilibrage en cours du marché, selon l’Agence internationale de l’énergie, qui estime toutefois que la persistance de stocks élevés pourrait menacer la récente stabilité des prix.