Les cours du pétrole ont débuté ce lundi la semaine par une légère hausse (+0,5%) après avoir perdu pas moins de 4% vendredi dans un marché plombé par des informations selon lesquelles l’Iran et l’Arabie Saoudite n’étaient pas près de se réconcilier sur la question des quotas de production, lors de la réunion informelle de l’Opep, prévue mercredi à Alger.

 

Vendredi à la clôture, le WTI avait perdu 1,84 dollar à 44,48 dollars sur le contrat pour livraison en novembre sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), alors que le Brent avait perdu 1,76 dollar à 45,89 dollars le baril sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.

Ce lundi, les prix du brut étaient en petite hausse en Asie, où les deux contrats rebondissaient légèrement  dans les échanges électroniques.

Vers 03H15 GMT, le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre, référence américaine du brut, prenait 31 cents à 44,79 dollars.
Le baril de Brent, référence européenne du brut, également pour livraison en novembre, gagnait 37 cents à 46,26 dollars.

Les prix portés par la faiblesse du dollar et les déclaration du ministre algérien de l’Energie
Selon les analystes, le léger redressement des cours ce lundi matin s’explique en partie par la faiblesse du dollar ainsi que par les déclarations du ministre algérien de l’Energie, Noureddine Bouterfa, qui avait affirmé la veille qu’‘‘il n’y aura pas d’échec’‘ de la réunion informelle d’Alger.

Bouterfa qui s’exprimait dans une conférence de presse sur la 15e réunion ministérielle du Forum international de l’énergie (IEF15), qui se tiendra mardi et mercredi dans la capitale algérienne, avait assuré que tous les pays membres de l’Opep étaient d’accord pour stabiliser les prix.

Selon lui, ils auront à choisir entre deux pistes éventuelles dans le cas où ils arriveraient à un consensus: soit ils décideront de convoquer une réunion extraordinaire séance tenante, soit de renvoyer l’accord à leur prochaine réunion en novembre à Vienne.

Quoiqu’il en soit, l’Opep, qui représente un tiers de la production mondiale de pétrole, est «condamnée à prendre une décision pour stabiliser les prix, que ce soit à Alger ou à Vienne en novembre», avait-il soutenu.

Il reste que cette petite augmentation des prix du baril n’empêche pas l’indice regroupant les valeurs pétrolières européennes de perdre 1,78%, un des reculs sectoriels les plus marqués de ce début de matinée.