Au moins 1.071 migrants et réfugiés sont morts ou portés disparus cette année en Méditerranée, et près des deux tiers des décès ont été enregistrés le long de l’itinéraire de la Méditerranée centrale reliant les côtes de l’Afrique du Nord aux eaux territoriales italiennes, a déclaré mardi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le dernier épisode de ces tragiques décès a eu lieu au large des côtes de l’île italienne de Lampedusa, avec un naufrage survenu dans la nuit du 6 au 7 octobre.

Treize corps ont été ainsi repêchés lundi après-midi après le naufrage dans la nuit précédente d’un bateau de migrants et de réfugiés près de Lampedusa. Les victimes retrouvées sont toutes des femmes, dont certaines enceintes.

« Treize corps – tous des femmes – ont été récupérés par les garde-côtes italiens et la Brigade financière », a confirmé Joel Millman, porte-parole de l’OIM, au cours d’un point de presse à Genève.

Selon lui, les victimes seraient originaires de Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et de Guinée. Les migrants ont déclaré avoir perdu leurs frères, sœurs, maris et amis.

Selon l’OIM, 15.750 décès ont été enregistrés depuis le 1er janvier 2014 sur cette seule voie de la Méditerranée centrale, environ dix fois le total des pertes sur le corridor oriental de la Méditerranée reliant le Moyen-Orient à la Grèce ou sur la route occidentale reliant l’Afrique du Nord à l’Espagne.

Par ailleurs, 72.263 migrants sont entrés en Europe par la voie maritime depuis le 1er janvier, soit 14% de moins que les 84.345 personnes qui ont débarqué sur la même période l’année dernière. Les arrivées en Grèce et en Espagne étaient respectivement de 39.155 et 17.405. Le nombre d’arrivées en Italie était de 7.892 contre 21.119 sur la même période en 2018.