Le projet le plus imminent est le lancement de l’exploitation artisanale au niveau des filons aurifères du Hoggar, de Tamanrasset et d’Illizi.

Lors d’un entretien accordé à l’APS, le ministre des Mines, Mohamed Arkab a fait savoir que l’Agence nationale des activités minières (ANAM) a préparé des cahiers des charges, et des appels d’offre qui vont permettre rapidement de produire plus de 12 substances minérales en Algérie au profit de l’industrie nationale.

Il existe d’abord cinq (05) projets structurants porteurs de valeur ajoutée pour le pays, affirme le ministre des Mines, indiquant que son département ministériel s’est donné un échéancier avant la fin 2020 jusqu’au début du premier trimestre 2021 pour le lancement de ces grands projets.

“Le projet le plus imminent est le lancement de l’exploitation artisanale au niveau des filons aurifères du Hoggar, de Tamanrasset et d’Illizi. Nous avons élaboré le cahier des charges qui est en cours d’étude et de vérification”, a-t-il confié.

Pour le ministre des Mines, l’exploitation aurifère via son volet artisanal doit permettre aux jeunes de s’organiser en coopératives ou de PME, soutenus pour leur formation et pour l’acquisition du matériel nécessaire permettant de récupérer les pierres contenant de l’or.

“Ensuite, nous constituerons un comptoir de l’or au niveau duquel l’ENOR (Entreprise d’Exploitation des mines d’Or) pourra extraire le métal précieux et l’évaluer tout en rémunérant les jeunes pour leur apport”, a-t-il expliqué, ajoutant qu’il s’agira également de préparer un cahier des charges pour l’exploitation industrielle de l’or en attirant un partenaire capable au niveau technologique d’exploiter ces mines.

Le deuxième projet structurant est celui de Ghar Djbilet, dont les études techniques sont quasiment achevées, selon M. Arkab. L’exploitation de ce projet concerne le tiers du gisement de fer, soit 1,6 milliards de tonnes de capacité. “D’ici la fin de cette année nous seront fixés sur le partenaire”, a assuré le ministre.

“L’autre projet structurant est celui du gisement de zinc de Oued Amizour. L’étude est quasiment ficelée, nous allons passer à la vérification et à la recherche d’un partenaire pour lancer les premières structures du projet à partir du premier trimestre 2021”, a précisé M. Arkab.

L’autre projet, celui du phosphate à l’Est du pays qui est en cours de coordination avec le ministère de l’Energie et avec Sonatrach, a noté le ministre.

En outre, le ministre des Mines a fait savoir que la création du nouveau département ministériel dédié au secteur des Mines entre dans le cadre de la diversification économique annoncée par le président de la République qui avait donné des orientations stratégiques visant notamment à développer toutes les ressources et richesses naturelles du pays.

“Notre secteur est très important, très riche, les premières données montrent que le pays dispose d’un nombre important de substances minérales pouvant contribuer à créer beaucoup de valeur ajoutée et d’emplois pour l’économie nationale”, a estimé M. Arkab.