La corruption : un mal qui ronge tous les Etats maghrébins.

En 2013, le Maroc a été classé à la 91ème position, sur un total de 177 pays, dans le classement mondial effectué par Transparency International.

 

 

Dans un entretien au quotidien Le Matin, le porte-parole du gouvernement marocain, Mustapha El Khalfi, a affirmé la volonté de l’exécutif de poursuivre la lutte contre la corruption.  »Un effort a été fait pour lutter contre la corruption mais nous avons déjà dit que beaucoup de choses restaient à faire », a-t-il rappelé ajoutant que  »le nombre d’affaires en justice relatives à la corruption a atteint 8.597 en 2013 ». Ces affaires ont donné lieu à la poursuite en justice de 8.695 personnes, a-t-il relevé.

Mustapha El Khalfi a précisé qu’un système administratif et électronique avait été mis en place pour  »traiter les dénonciations par les citoyens de pratiques liées à la corruption ». Ce système a permis, rien qu’en 2012, de réceptionner et de traiter 9.000 dénonciations, a-t-il ajouté. 

Le Maroc a été classé en 2013 à la 91éme position dans le classement mondial effectué par Transparency International sur un total de 177 pays. La Tunisie a été classée 77ème, l’Algérie 94ème, la Mauritanie 119ème et la Libye 172éme.

 

Dénoncer les corrompus par un simple appel téléphonique

 

Au Maroc, la corruption est banalisée avec les dénonciations quotidiennes, notamment à travers des vidéos mises en ligne sur les réseaux sociaux ou Youtube. Elle est combattue d’une manière singulière par le ministre de la Justice, Mustapha Ramid, qui exerçait au barreau de Casablanca avant sa nomination dans le gouvernement Benkirane.

Mustapha Ramid a annoncé le 5 janvier dernier un système original: il veut traquer la corruption et les corrupteurs par un simple coup de téléphone. Il s’agit, selon lui, d’une ligne téléphonique gratuite qui sera confiée à des hauts cadres relevant de la direction des Affaires pénales et de grâce :  »Les appels les plus convaincants auront la chance d’être suivis par le Parquet général ».

Sur la base du rapport 2013 de Transparency Maroc, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane avait annoncé sa détermination à  »prendre d’urgence les décisions efficientes pour lutter contre le phénomène de la corruption ». Il avait déclaré qu’en tant que  »gouvernement responsable », le sien devait  »admettre que le pays n’a pas réalisé les progrès escomptés » dans ce domaine.