Les bureaux d’Air Algérie à l’aéroport d’Orly-Sud, à Paris (photo publiée par Air Journal).

La compagnie aérienne nationale Air Algérie a décidé de fermer une quarantaine d’agences implantées à l’étranger, conformément aux mesures annoncées d’assainissement de la gestion de la compagnie, dont les coûts de fonctionnement pèsent lourdement sur le trésor public.

Selon un communiqué publié par le transporteur, la décision qui devrait entrer en vigueur durant les jours à venir, a été prise par les autorités publiques suite à plusieurs difficultés financières qui se sont accumulées durant les dernières années. En cause, la gestion catastrophique du réseau d’agences commerciales ainsi que la « dilapidation des deniers publics » dans la masse salariale colossale versée en devise, ainsi que d’autres avantages indûment attribués aux employés étrangers, dont le nombre au sein de l’entreprise nationale est jugé excessif

Selon des informations relayées par des sources médiatiques concordantes, Air Algérie aurait procédé en mars 2019 à des réévaluations salariales de l’ordre de 4 %, alors que la société est déjà très endettée et se trouve au bord de la faillite.

Récemment, le porte-parole de la compagnie, Amine Andaloussi, a déclaré que les pertes financières d’Air Algérie pourraient atteindre 89 milliards de dinars à la fin de l’année en cours, soit 24 milliards de dinars de plus que le niveau actuel de la trésorerie, qui s’élève à 65 quelque milliards de dinars.