L’unité de monitoring relevant de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) a relevé, au cours des cinq premiers jours de la campagne des présidentielles,  plusieurs infractions relatives au temps d’antenne pour chaque candidat ainsi qu’aux contenus.

« La plupart des médias semblent avoir fait leur choix concernant les candidats, en ignorant les recommandations de l’instance dans la décision qu’elle avait publiée conjointement avec l’instance électorale », a indiqué à la presse le responsable de l’Unité de monitoring.

« Une prise de position qui s’est reflétée dans plusieurs moyens d’information et qui a porté atteinte au principe de l’égalité des chances entre candidats », a-t-il regretté.

Aussi, durant la même période, « la publicité politique et la propagande indirecte au profit des candidats, en plus de l’apparition d’un des candidats aux législatives dans une émission TV, ont été relevée par le responsable du monitoring.

Autre violation évoquée par le même responsable, un commentaire fait sur les résultats d’un sondage d’opinion en période de campagne et l’invitation d’un candidat pour faire de la propagande dans une émission non politique.

L’étude qui a englobé 14 médias publics et privés (dont six chaines de télévision) note une régression de la présence de la femme dans les émissions débats sur l’élection présidentielle chiffrée à seulement 6,1% dans les télévisions et 7,6% dans les stations radio.

Le monitoring en période électorale, qui a ciblé 16 médias (8 chaînes Tv et 8 radios) publics et privés, a montré de grands décalages entre les candidats en termes de temps d’antenne accordé aux candidats.

Les partisans du candidat Abdelkrim Zbidi détiennent les taux les plus élevés d’apparition sur la chaîne privée Attessia. Par contre, les interventions des partisans de Youssef Chahed et Abdelfattah Mourou ont été très fréquentes sur Hannibal TV. La HAICA avait infligé à certains médias audiovisuels des sanctions financières entre 10 et 50 mille dinars.