Le Programme de renforcement des capacités des acteurs du développement local CapDeL, a octroyé 70 millions de dinars à 11 projets pilotes portés par des associations algériennes activant dans les communes pilotes du Projet.

 Une cérémonie de remise des subventions à ces projets associatifs de développement local a été organisée à Alger, dans le cadre de la mise en œuvre du CapDeL. L’événement s’est déroulé en présence de représentants du Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Locales et de l’Aménagement du Territoire, du Ministère des Affaires Etrangères, de la Délégation de l’Union Européenne à Alger, du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et des cadres des associations bénéficiaires. Les projets retenus pour le financement portent sur des secteurs divers comme l’agriculture, l’artisanat et le patrimoine,  la santé, l’environnement, le tourisme ou l’entreprenariat, définis comme prioritaires pour le développement local par les acteurs locaux, en cohérence avec les potentialités, la vocation et les défis des territoires des communes pilotes. Les thématiques des projets reflètent également la vision stratégique du développement définie de manière participative, concertée et inclusive par les acteurs locaux (élu(e)s, administration locale, organisations de la société civile, acteurs économiques, jeunes, femmes, …) regroupés au sein des instances de participation citoyenne qu’ils ont contribué à mettre en place (Conseils Consultatifs Communaux), avec un accompagnement du CapDeL.  Les associations bénéficiaires de cette subvention émergent d’un lot de 124 associations, initialement inscrites au programme de formation Capdel. Elles ont participé à l’incubateur de projets associatifs de développement local mis en place par le CapDeL le 11 novembre  2018, regroupant 16 associations locales, qui ont bénéficié de trois sessions de formation théoriques et pratiques, selon la méthode « Apprendre en faisant », encadrées par le CapDeL et des experts italiens de la fédération des collectivités locales de la région d’Ombrie, en Italie, Felcos-Umbria. Cette démarche a permis aux associations de mâturer, puis formuler leurs projets catalyseurs de développement local avant de les soumettre à un comité de sélection. Ce dernier, composé de représentants des trois partenaires du CapDeL, a retenu 11 projets conformes aux critères préétablis et éligibles à bénéficier d’un financement pour leur mise en œuvre au niveau des communes pilotes. Le CapDeL continuera à accompagner les associations bénéficiaires tout au long de la mise en œuvre de leur projet, assure-t-on.                                                                                                                                                                                                                 
Des projets associatifs qui répondent aux priorités au niveau local

Sur la liste des projets associatifs de développement local ayant bénéficié d’une subvention, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de renforcement des capacités des acteurs du développement local – CapDeL, figure le  projet. Il s’agit de « Nour el Amel » pour la réalisation d’un atelier de travaux artisanaux et traditionnels au profit de cinquante femmes en condition de vulnérabilité. Il est porté par l’association « Amel el Hayet » des maladies cancéreuses, relevant  de la commune pilote de Ghazaouet, dans la wilaya de Tlemcen.  Parmi les objectifs de ce projet, figure l’insertion sociale des femmes et des jeunes artisanes situation de vulnérabilité.

Ces  dernières sont  ainsi intégrées dans la dynamique du développement local à travers divers métiers de l’artisanat comme la couture, la vannerie ou la  tricotterie, avec à la clé, la création et l’équipement d’un atelier et d’un point de vente permanent pour la commercialisation  des produits. Le groupe de femmes et leurs produits sont de la sorte connus et valorisés aux niveaux local et national et la vente permettra à ces femmes en situation de vulnérabilité de se réinsérer dans la vie socioprofessionnelle et améliorer par la même occasion, leurs revenus. La wilaya de Djelfa se distingue dans ce programme  par la sélection de deux projets.

Le premier s’intitule « Ensemble plus fortes » pour l’autonomisation économique des femmes rurales et la lutte contre leur marginalisation. Il est porté par l’association « Initiatives de Jeunes », relevant de la commune  pilote de Messaad.  Le projet s’articule autour du renforcement du savoir-faire des femmes dans le domaine du séchage traditionnel de l’abricot à travers la création d’un atelier modèle de séchage et de commercialisation.

L’on escompte ici, la création d’un atelier et la formation d’un groupe pilote de quarante femmes dans la spécialité, avec en  filigrane le soutien au travail coopératif des femmes. Le second projet avec le quel se distingue la capitale des « Ouled Naïl » est celui présenté par l’association « Reyada » relevant également de la commune pilote de Messaad. Il s’agit du projet « Charikatona » lequel est un programme d’entreprenariat pour le développement de l’industrie traditionnelle locale. Entre autres objectifs visés par cette initiative figure la création de trois Start-Up,  dont deux dans le domaine du tannage du cuir, et une autre dans le textile et laine, au profit de 16 femmes activant dans les textiles traditionnels et 26 Jeunes femmes et 6 jeunes diplômés et stagiaires de l’Institut national de spécialisation, de tannage du cuir.

La  wilaya de Sétif émerge avec le projet « Tamhid » pour le moulage et la mosaïque  qui est  porté par l’association « Les Amis de Djemila »  ou l’antique cité romaine Cuicul. « Tamhid »  ambitionne de créer des opportunités d’insertion socio-économiques au profit des jeunes dans le secteur de l’artisanat lié au patrimoine archéologique de la commune de Djemila. Il est attendu la formation d’un groupe pilote de 36 jeunes aux techniques innovantes de moulage à travers l’utilisation des techniques numériques 3D. Le projet vise surtout à sensibiliser population et autorités locales sur la valeur économique du site.

Le CapDel retient également pour la wilaya de Constantine trois  projets.  Le  premier est intitulé « Reine des abeilles d’El Khroub » Il consiste en la formation dans l’élevage des reines et la production de la gelée royale au profit de 100 apiculteurs et 20 femmes sans emplois. Le  second  appartient à l’association des Directeurs et Gérants des Activités Educatives et de Loisirs pour les Jeunes, de la commune d’El Khroub, est intitulé : « Ma ville santé » et porte sur la formation de 32 jeunes dans le domaine de la santé communautaire. Citons aussi le projet « Flux vert » pour la relance du métier de jardinier en milieu urbain de l’association « Les Amis de l’Environnement »  dans la commune pilote d’El Khroub.

Celui-ci vise à augmenter les opportunités d’emplois pour les jeunes chômeurs en milieu urbain. Le projet « Couleurs de Timimoun »  porte quant à lui sur la valorisation des jeunes et des femmes du Gourara à travers la formation et le développement de la production artisanale.

Il est porté par l’association des Droits de l’Enfant, de l’Adolescent et de la Femme Artisane (ADEAFA) dans la commune pilote de Timimoun dans la wilaya d’Adrar.  Le projet « La perle d’or » pour la production de l’habit traditionnel au profit de 7 femmes et 30 stagiaires est porté par l’association « Sables D’or » de la même wilaya.

Il œuvre à améliorer les possibilités d’intégration professionnelle et socioéconomique des femmes, à travers la formation dans les techniques  modernes de couture et de broderie et la promotion de la production de l’habit traditionnel.   Sur la liste des projets retenus par le CapDel citons enfin « Promenade de Sidi Yakoub », un projet qui consiste en l’aménagement d’une promenade à proximité du barrage de Sidi-Yakoub, dans la commune pilote de Ouled Ben Abdelkader, à Chlef. Figure enfin le projet « Asadakan » de promotion du tapis touarègue comme outil de développement économique, dans la commune pilote de Djanet dans le sud du pays.