Les quantités achetées au 1er semestre ont augmenté de 40%.

«Les coûts d’importation ont considérablement grimpé, donc des factures plus élevées ne veulent pas nécessairement dire que davantage de nourriture a été achetée».

 

Les prix des produits alimentaires importés ont connu une  augmentation au niveau mondial en 2017,  a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans son dernier rapport publié sur son site.

D’après cette organisation les importations mondiales de denrées alimentaires termineront l’année avec un total de 1,413 trillions de dollars, soit une hausse de 6 pour cent par rapport à l’année précédente. Il s’agit d’un record, selon la FAO qui explique cette augmentation par « la hausse de la demande alimentaire internationale et des tarifs de fret ».

« Les implications socioéconomiques liées à la hausse de la facture des importations alimentaires pour les pays les moins développés et les pays à faibles revenus et à déficit vivrier  constituent par ailleurs une vive source d’inquiétude », ajoute la même source.

«Les coûts d’importation ont considérablement grimpé, donc des factures plus élevées ne veulent pas nécessairement dire que davantage de nourriture a été achetée», a indiqué M. Adam Prakash, économiste à la FAO.

L’organisation note, cependant, que la hausse des importations est constatée au moment où les stocks de produits alimentaires au niveau mondial sont considérés comme importants et alors que les prévisions de récoltes sont bonnes et que l’approvisionnement du marché des denrées alimentaires reste assuré.

« La production des variétés de riz aromatiques a augmenté huit fois plus vite que l’Indice FAO des prix de tous les types de riz, en hausse de 4 pour cent cette année. De même, l’Indice FAO du prix du beurre a augmenté de 41 pour cent à ce jour, pour ce qui est de l’année 2017, soit trois fois plus que l’Indice des prix des produits laitiers, dont il est une composante », indique l’organisation pour illustrer cette hausse.

D’autre part, « les secteurs de l’élevage et des produits laitiers sont particulièrement dynamiques. La facture des importations de viande devrait atteindre un nouveau record cette année avec 176 milliards de dollars, soit une hausse de 22 pour cent par rapport à 2016. La production mondiale de lait devrait augmenter d’1,4 pour cent, grâce à une expansion de 4% en Inde, et ce, malgré des réglementations environnementales plus contraignantes et des contrôles de qualité en Chine qui pourraient laisser croire le contraire », poursuit la FAO.

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