Pour Reda Hamiani, Issad Rebrab pourrait revenir car "ce n’est pas sa première démission" (ph. publiée sur Worldfolio.co.uk).

Pour le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), la démission du patron de Cevital de cette organisation ne l’a pas déstabilisée. « Si le FCE a perdu trois de ses membres, il a gagné l’adhésion de trente nouveaux pendant la même période », a-t-il déclaré, faisant allusion à la démission d’Issad Rebrab, de Slim Othmani et de Lotfi Nezzar.

 

 

S’exprimant en marge d’une conférence organisée au siège de son organisation à Chéraga, le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Réda Hamiani, a déclaré que « si le FCE a perdu trois de ses membres, il a gagné l’adhésion de trente nouveaux pendant la même période ». Pour lui, la dernière des démissions, celle du puissant patron du groupe Cevital, Issad Rebrab, n’a pas déstabilisé l’organisation.

Réda Hamiani a réduit la démission d’Issad Rebrab à un problème personnel avec un autre membre influent du « Forum ». « Il ne s’entend pas avec un des nôtres, c’est tout ! », a-t-il estimé. Et de rappeler que la démission du patron de Cevital n’est pas la première : « Il l’a fait déjà en 2004. Il est revenu par la suite. Je dis que la porte lui reste ouverte », a-t-il indiqué. Quant aux « blocages » dont Issad Rebrab s’est plaint en annonçant sa démission, Réda Hamiani a souligné que « les deux démissionnaires qui ont veillé à ce que leur démission soit médiatisée (allusion à Slim Othmani et Issad Rebrab, Ndlr) n’ont jamais exposé leurs problèmes au sein des instances de l’organisation ». Il a néanmoins noté, s’agissant du patron de Cevital : « Il a beaucoup de projets, et les blocages ne concernent pas tous ces projets, mais juste quelques-uns. Je cite celui du port de Cap Djinet. Monsieur Ahmed Ouyahia (actuel directeur de cabinet à la Présidence de la République et ancien Premier ministre) lui a déjà dit, quand il était Chef du gouvernement, que la mentalité économique de l’Etat ne permet pas pour le moment qu’un secteur aussi stratégique que les ports soit cédé à des privés ». Au sujet de la démission de Lotfi Nezzar, il a estimé qu’elle a été tue parce que « ce dernier n’a pas voulu que cela se sache ».