D’une valeur de 963 millions de dollars hors taxe, il porte sur la réhabilitation d’une partie de la raffinerie de Sidi Arcine, à Alger

Le groupe d’ingénierie pétrolière français Technip a confirmé lundi soir la « fin de son engagement » dans le projet de réhabilitation de la raffinerie de Sidi Arcine, près d’Alger lors de l’annonce d’un plan de coupe dans les investissements de l’entreprise pour 2016 et 2017.

 

Deux semaines après l’annonce de la résiliation unilatérale du contrat passé entre la Sonatrach et Technip en 2010, le groupe français confirme officiellement son désengagement du projet de réhabilitation de la raffinerie de Sidi Arcine. Sans donner de détails.

Dimanche 21 juin, le journal El Watan annonçait que la Sonatrach avait unilatéralement résilié un contrat d’une valeur de près d’un milliard de dollars qui la liait avec Technip. Une source du Ministère de l’Energie déclarait à l’AFP que la compagnie pétrolière nationale Sonatrach souhaitait réclamer des dommages intérêts, de l’ordre de 1,5 milliards de dollars. Et qu’une procédure d’arbitrage était déjà prévue.  Les employés de la raffinerie ont, par ailleurs, organisé des sit-in afin d’être indemnisés. 200 d’entre eux se retrouveraient au chômage selon le quotidien El Watan.

Une collaboration non fructueuse

Le contrat  résilié a été conclu en 2010. D’une valeur de 963 millions de dollars hors taxe, il porte sur la réhabilitation d’une partie de la raffinerie de Sidi Arcine, à Alger, dans le but d’élever ses capacités de production de 35%. Il a également pour but de mettre le site de Sidi Arcine en conformité avec les normes internationales de production de carburant.

Des dysfonctionnements sont intervenus dès le commencement de la collaboration entre Technip et la Sonatrach. L’exécution du contrat, qui devait s’étaler sur 38 mois, a été prolongée jusqu’à 52 mois. Le montant initial du projet a été aussi revu à la hausse. Dès la signature du contrat, un retard de huit mois avait été enregistré. Technip avait interrompu ses travaux en raison de l’insuffisance de l’épaisseur des canalisations, estimant que les canalisations devaient être entièrement refaites.