Toutes les conditions pour le retour du crédit à la consommation sont assurées, affirment les P-DG de la BDL et du CPA, Mohamed Krim et Omar Boudieb. Pour autant, le ministère du commerce n’a pas encore annoncé la liste des produits éligibles à ce dispositif.

 

 

 

Les PDG de la BDL et du CPA ont affirmé lors de leur passage lundi au forum d’El Moudjahid que  »les conditions sont mises en place, » dont la Centrale des Risques, qui  »est opérationnelle » pour le retour du crédit à la consommation. ‘’ Son role consiste à communiquer, grâce à un fichier interbancaire national sur la situation des demandeurs de crédit », explique M. Boudieb pour qui l’objectif de ce dispositif est  »d’éviter le surendettement » des ménages. Pour autant, les deux responsables ont souligné l’importance du crédit à la consommation pour les banques, car  »il représente un produit rentable pour les banques’, et c’est avec le retour du crédit à la consommation que ‘’les banques vont financer des produits algériens avec un taux d’intégration appréciable ‘’ explique le PDG de la BDL. Mais, l’insuffisance d’agences bancaires pourrait, selon les P-DG de la BDL et du CPA  »freiner » le développement de ce produit. Concernant les produits éligibles au crédit à la consommation, ils seront définis par le ministère du commerce.

Crédit  »conso », le retour

‘’ Il s’agit de produits algériens dont le taux d’intégration est appréciable ‘’, indiquent les deux responsables. Après un gel depuis 2009, le crédit à la consommation devait être opérationnel au mois d’octobre dernier, selon des responsables de banques de la place. Le retour du crédit à la consommation avait été décidé, rappelle t-on, par la Tripartie de février 2014 (Gouvernement-UGTA-patronat). Le crédit à la consommation aux ménages, dont les conditions et les modalités ont été fixées en vertu d’un décret exécutif publié au journal officiel en mai dernier, porte exclusivement sur les biens fabriqués par des entreprises exerçant une activité de production ou de service sur le territoire national et qui produisent ou assemblent des biens destinés à la vente aux particuliers. Ces entreprises doivent être, précise le texte, en règle avec les impôts et les organismes de sécurité sociale, doivent être bancarisées et vendre avec factures.