Le véhicule, un modèle pick up badgé Oryx, a fait son apparition au dernier salon automobile d’Oran, Autowest, en décembre 2018. Depuis il n’a cessé de piquer la curiosité des observateurs du fait d’une communication quelque peu bâclée à son sujet.

En fait, ce quatre roues a été présenté comme un cru du richissime homme d’affaires algérien Djilali Mehri. Ce fut alors la grande nouveauté du salon exposée sous la bannière de la société Oryx Motors, une entreprise du groupe Mehri qui travaille sur le projet d’un véhicule de conception et de marque typiquement algériennes.

La presse spécialisée a alors immédiatement réagi et présenté laconiquement ce produit que d’aucun perçoivent comme une sorte d’ersatz, car parachuté d’une manière inopinée à la manifestation économique et commerciale organisée par Somex International, dans la capitale de l’ouest.

L’on reproche en fait au parrain de cet utilitaire d’usurper le qualificatif de produit national car la voiture a été exposée sur un stand dédié avec le label « made in Algérie ». « Ce modèle n’a rien d’algérien car complètement monté en Tunisie ! » martèlent  des confrère de la presse automobile qui indiquent qu’un moteur Peugeot anime cet utilitaire. D’autres parties ne l’entendent pas de cette oreille et affirment tenir de première main que l’Oryx est un concentré de technologie européenne.

« La technologie de ce véhicule a été développée en Europe, notamment en France et en Belgique. » Insistent ils, en ajoutant que le dossier propre à son montage sur le sol algérien est en étude. « Il sera produit en Algérie. » maintiennent ils. Si l’Oryx suscite autant de passion, c’est que son accompagnement marketing et médiatique est typiquement signé Djilali Mehri, un homme réputé pour son amour de la culture du secret en affaires. Affaire à suivre.