Les ministre saoudien de l’énergie avec son homologue russe à Ryad (DR)

 

Ryad et Moscou ont affiché dimanche leur volonté « commune » d’oeuvrer à stabiliser le marché pétrolier. Optimiste, le ministre saoudien de l’Energie Khaled al-Faleh  a estimé que le  cycle de la baisse des prix du pétrole touche à sa fin.

 

Les points de vue entre l’Arabie saoudite et la Russie, le plus grand producteur de pétrole du monde, se rapprochent au sujet du besoin de stabiliser le marché, a déclaré dimanche, à Ryad, le ministre saoudien de l’Energie Khaled al-Faleh, au cours d’une conférence de presse en présence de son homologue russe Alexander Novak et du qatari, Mohammed ben Saleh al-Sada, président de l’OPEP.  L’Arabie Saoudite a commencé à jouer un « rôle important » pour coordonner entre la Russie et l’OPEP et notamment les pays du Golfe, a-t-il indiqué.  

 « Notre rencontre d’aujourd’hui est un élément de coordination important dans le processus visant à parvenir à un accord entre les pays de l’OPEP et les autres pays producteurs de pétrole à la fin de novembre » a-t-il poursuivi en faisant référence à la réunion de l’OPEP prévue le 30 novembre prochain à Vienne (Autriche).  Le ministre russe a déclaré pour sa part que les deux parties étaient arrivées à  » un niveau inédit » dans leurs relations et coopération.

Le ministre saoudien a estimé par ailleurs que le « cycle actuel de baisse des prix touche à sa fin » et que les « fondamentaux du marché en termes d’offre et de demande s’améliorent ». M. Faleh s’est dit « optimiste » sur l’évolution des prix du brut, relevant notamment « la baisse continue depuis sept ou huit semaines des stocks aux Etats-Unis ».

« Nous sommes arrivés à un niveau inédit de nos relations et de notre coopération », s’est félicité le ministre russe, citant notamment « un partenariat technologique sur de nouveaux projets qui seront mis au point dans un futur proche ».

 La « phase difficile est terminée »

 M. al-Sada président en exercice de l’OPEP a considéré que le marché pétrolier « se dirige vers l’équilibre mais il nécessite la conjugaison des efforts ».  « La phase difficile est terminée » mais « nous avons besoin de mesures pour rééquilibrer le marché au plus tôt », a-t-il ajouté en évoquant une réunion, demain lundi, entre l’OPEP et la Russie en prévision de la réunion du 30 novembre.

Alexander Novak a souligné pour sa part que les consultations avaient pour but de « mettre au point le mécanisme optimal pour résoudre la question de la stabilisation » du marché pétrolier.

 Pour rappel, lors d’une rencontre informelle le 28 septembre à Alger, les pays de l’OPEP sont tombés d’accord pour ramener la production à 32,5-33 millions de barils par jour. Il reste à définir les modalités concrètes de la mise en œuvre de l’accord qui sera adopté définitivement le 30 novembre. L’OPEP table sur une participation des autres producteurs aux mesures de stabilisation.  

 Le 10 octobre dernier, lors du congrès mondial de l’énergie à Istanbul, le président Vladimir Poutine il a estimé que dans le contexte actuel un « gel ou une réduction de la production de pétrole est le seul moyen de préserver la stabilité du secteur de l’énergie et d’accélérer le rééquilibrage du marché ».» a souligné le président russe.  « La Russie est prête à se joindre aux mesures pour limiter la production » de pétrole avait-il ajouté.