OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Un bus peut en cacher un autre. C’est le cas de le dire à l’occasion de la présentation du Mini car AFRICA, à la presse, sur l’esplanade du nouvel Hôtel flambant neuf, Hyatt Regency d’Alger.

L’évènement qui met en avant le carrossier constructeur algérien Medit Pol, et son patron M Hamza Said, a également permis de remettre sur la table de vieux dossiers, notamment celui du partenariat entre cette entreprise (Medit Pol)  et Elsecom Motors, dont le premier responsable n’est autre que M. Abderrahmane Achaibou.

Un partenariat censé réunir ces deux acteurs pour la production du fameux bus de marque japonaise Isuzu, qui a fait ses preuves sur le marché algérien. Ainsi, et en marge d’un point de presse animé par M. Hamza, M. Achaibou a pris la parole pour rappeler que le dossier concernant le projet du bus Isuzu était en souffrance depuis trois ans, car bloqué au niveau du ministère de l’industrie et des mines.

C’est ce qu’il a expliqué en martelant : « Sans liberté d’expression et sans liberté d’entreprendre l’on ne peut pas réussir ! ».  Ce vieux routier de l’univers automobile continue de crier son ras le bol fasse à une administration qui a jusque là sévèrement pénalisé l’acte d’investir du fait de dispositifs fourbes. « Le sésame est détenu par le ministre, nous pouvons même démarrer sans avantages ! » A-t-il insisté en lançant cet autre appel : « Il faut déréglementer ! »

Medit  Pol est une entreprise de profil familial dont le domaine de compétence est large et touche, outre la production du bus, la construction de bateaux de pêche, dont un modèle de 16M, la fourniture de  pièces spéciales pour General Electric (GE) et Henkel, ou encore l’habillage du tramway. Elle a enfin un projet pour le train Coradia. 

L’on apprend néanmoins que cette ambitieuse entreprise rencontre d’énormes problèmes d’ordre administratif. Elle attend un signal fort des institutions dont le ministère de l’industrie et des mines mais également celui de l’énergie. M. Douar, Directeur Technique auprès de Medit Pol, évoque le blocage de la matière première au niveau du port d’Alger, notamment la résine, laquelle, passé un certain délai, est frappée de péremption.

« Nous accusons un retard énorme pour avoir les autorisations de réception de notre marchandise. Nous sommes pénalisés depuis fin juin et nous ne pouvons pas, de ce fait, honorer les commandes de nos clients comme la SNVI » poursuit le même intervenant qui laisse entendre que l’entreprise est à l’arrêt.

Pleins de volonté, les managers de Medi Pol sont en quête d’autorisations et de terrain…