Sept pays africains (Tunisie, Maroc, Mauritanie, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Madagascar et Togo) ont entamé lundi à Lomé une rencontre consacrée à la transition de leurs économies informelles vers l’économie formelle, a-t-on constaté sur place.
Organisé par l’Organisation internationale du travail (OIT) et le gouvernement togolais avec le soutien financier de la France, ce forum qui s’achèvera jeudi répond au double impératif de favoriser la transition vers la formalisation et de promouvoir le travail décent, ont expliqué les organisateurs.
Il se penche notamment sur le diagnostic et la coordination des politiques de transition vers l’économie formelle, la mesure de l’impact des interventions, l’extension de la protection sociale aux travailleurs de l’économie informelle, l’élargissement de l’espace fiscal par l’enregistrement des travailleurs indépendants et des micros et petites entreprises.
Au Togo, par exemple, le récensement général des entreprises mené en 2018 a montré que 85,48% d’entre elles sont dans l’économie informelle.
Pour Dramane Haïdara, directeur de l’antenne ivoirienne de l’OIT, « la transition de l’économie informelle vers le formel doit permettre de renforcer la protection des travailleurs et réduire les déficits de travail décent, atténuer la concurrence déloyale entre les entreprises afin de protéger et d’accroître les recettes publiques (et) d’assurer la mise en place des systèmes nationaux de protection, entre autres ».
Mazamaesso Assih, la secrétaire d’Etat togolaise chargée du secteur informel et de l’inclusion financière, a estimé que la rencontre de Lomé devrait aboutir à la mise en place d’une communauté d’échanges de connaissances qui permettra d’éclairer régulièrement aussi bien les politiques nationales que les stratégies des instances sous-régionales et régionales au niveau africain.