Slim Othmani président du Conseil d’administration de NCA Rouiba (Dr)

Le président du Conseil d’administration de la Nouvelle conserverie Algérienne (NCA-Rouiba), Slim Othmani, a appelé mercredi les pouvoirs publics à laisser les animateurs internationaux participer à l’animation de la Bourse d’Alger, et ne pas se contenter des petits porteurs.

L’entrée des animateurs internationaux va participer à la stabilité de la Bourse d’Alger, selon M. Othmani, qui regrette que même des investisseurs institutionnels algériens (banques, assurances..) ne soient pas autorisés à injecter des liquidités en Bourse, en raison de la mainmise de l’administration qui ne laisse guère de marge de manœuvre pour les gestionnaires. A tel point, relève Slim Othmani, que les Conseils d’administrations n’ont pas voix au chapitre devant les « injonctions » de l’administration qui demeure le vrai décideur.
Le président d’administration de NCA Rouiba, relève encore une fois qu’ « il y a un problème de fonctionnement » à la Bourse d’Alger. Il a remis en cause le rôle des Intermédiaires en opérations de bourses (IOB) qui, selon lui, ne sont pas suffisamment actifs. Un constat partagé, lors d’un récent passage sur Radio M de Maghreb Emergent, par le financier Omar Berkouk, car créés au cours des dernières années par les banques publiques sur injonction de la tutelle. Conséquence : l’animation de la Bourse d’Alger est la plus faible à l’échelle régionale et mondiale, constatent les spécialistes.
Ambitions Maghrébines et africaines
Sur un autre plan, Slim Othmani a dévoilé les ambitions à l’international de l’entreprise familiale fondée en 1966. Le marché maghrébin est le fer de lance de la société, qui a expédié récemment ses premières cargaisons vers la Tunisie et, bientôt vers le Maroc. Le marché africain reste en ligne de mire. « Notre objectif est de devenir le leader des boissons non alcoolisées dans le Maghreb », a affirmé à cet effet Slim Othmani.
Le patron de NCA Rouiba a ensuite exposé les «bons» chiffres de la société durant l’exercice 2013, malgré un démarrage difficile, dû à l’arrêt de l’activité PET pour mise à jour technologique. Ainsi, NCA Rouiba a réalisé un Chiffre d’affaires (CA) de 6,3 Milliards de dinars et 236 Millions de packs et cols produits pour un investissement d’un Milliard de dinars dans l’outil industriel. Le volume de croissance de l’entreprise a été essentiellement tiré par la gamme carton, «où nous continuons à consolider notre position dominante avec plus de 60% des parts de marché», souligne Slim Othmani.
Nouvel emballage
L’activité exportations a affiché, en 2013, des signes « encourageants » pour la Nouvelle conserverie de Rouiba, dont les responsables promettent de poursuivre les efforts de façon plus soutenue en 2014. Sur le registre des nouveautés, Slim Othmani a indiqué que l’entreprise a lancé en 2013 une gamme de produits conditionnée en emballage plastique selon le procédé aseptique « Rouiba-Pulp ». Ce type de conditionnement aseptique, précise-t-il, consiste à remplir une boisson stable dans un emballage stérile sous environnement stérile. « Ce procédé permet une conservation longue durée à température ambiante sans ajout de conservateurs et les qualités organoleptiques de la boisson sont ainsi préservées au remplissage à froid ».
Pas d’autorisation pour la stévia
Se réclamant une société citoyenne qui pense à ses consommateurs, NCA Rouiba veut réduire au maximum le dosage de sucre dans ses boissons. A cet effet, Slim Othmani souligne que l’entreprise a pour ambition de substituer les fruits. Le hic c’est que les produits seront plus chers. Ceci a poussé NCA Rouiba à réfléchir à une solution palliative à l’instar de l’utilisation de la plante Stévia, laquelle en remplaçant le sucre de canne, permet en tant en tant qu’édulcorant, de manger sucré sans augmenter les apports énergétiques quotidiens en raison de l’absence de calories apportées. Les médecins affirment que son utilisation régulière pourrait participer à la lutte contre l’hypertension artérielle, le diabète et l’obésité ainsi que les caries dentaires. Une ambition freinée, cependant, par le refus des pouvoirs publics de tolérer l’utilisation de cette plante.