La décision, prise en juin dernier par la Banque d’Algérie, de plafonner les commissions bancaires pour les opérations de commerce extérieur a légèrement impacté le résultat net de Société Générale Algérie (SGA) en 2013. Mais la banque maintient le cap sur son déploiement et ses engagements en Algérie.

 

Le nouveau Président du Directoire de Société Générale Algérie, Eric Wormser, a affiché le sourire malgré des résultats en en recul 2013, pour « l’une des filiales les plus actives du groupe Société Générale ». Le chiffre d’affaires de la banque a accusé une baisse de 5% pour s’établir à 14,66 milliards de dinars, ce qui a mécaniquement impacté son résultat net, qui a chuté de 20% à 4,02 milliards de dinars, selon les chiffres dévoilés mardi par le premier responsable de la SGA.
Les performances 2013 de la Banque ont été affectées par une loi, entrée en vigueur en juin de la même année, à travers laquelle la Banque centrale avait fixé les montants des commissions bancaires sur les différentes procédures de commerce extérieur. Parallèlement à cette mesure, qui a imputé une partie des revenus des banques en activité sur la place, les charges d’exploitation de Société Générale Algérie ont connu une hausse en 2013, explique Eric Wormser.
Des engagements en hausse de 10%
Cependant, le nouveau patron de SGA a tenu à relativiser ces résultats, en insistant sur la hausse de 20% des engagements de la banque dans le financement de l’économie algérienne, qui se sont élevés à 222,6 milliards de dinars. Cette augmentation est due, selon Eric Wormser, à la hausse de l’activité crédits de la Banque. « Société Générale Algérie est une banque universelle qui finance plusieurs secteurs de l’économie algérienne avec des crédits à moyen et long termes et pas seulement le commerce extérieur, » a-t-il souligné.
SGA vient d’inaugurer sa 86e agence – celle de Relizane – et maintient sa position de première banque privée de part son réseau en Algérie. Les dépôts chez SGA ont, pour leur part, enregistré une hausse de 9% et se sont établis à 182 milliards de dinars, «ce qui nous a permis d’octroyer plus de crédits à l’économie, » a précisé le Président du directoire.
Laurence Tolck, la directrice financière de Société Générale Algérie, a rappelé que depuis 2009, la banque « réinvesti 50% de son bénéfice en Algérie », ce qui lui a permis de disposer d’une plus grande capacité à prêter, « mais qui reste tout de même sous-utilisée ».
Une banque « de confiance »
Depuis son installation en Algérie il y a 14 ans, Société Générale a attiré plus de 338.000 clients, dont 4.288 PME et 462 grandes entreprises, algériennes et internationales, dont le chiffre d’affaires dépasse les 4 milliards de dinars. Pour Mathieu Vacarie, les clients choisissent Société Générale pour la « confiance » et « la qualité de services » qui leur est offerte à travers le réseau de 86 agences réparties à travers le pays. « Les clients viennent chez nous car nous sommes SGA et malgré que nos dépôts ne sont pas bien rémunérés, c’est signal très fort sur la confiance qu’ils ont en Société Générale » a-t-il expliqué. Les taux de rémunération des dépôts pratiqués par la Banque varient entre 0,5 et 1,5%, tandis que ceux des crédits varient entre 5,5 et 10%.
Sur le plan des ressources humaines, Société Générale Algérie revendique son statut de « banque école », disposant d’un centre de formation propre et d’une « forte capacité à former et à faire évoluer nos collaborateurs dont la moyenne d’âge ne dépasse pas les 35 ans, » a souligné la Directrice des Ressources Humaines, Mme Soraya Roumi. «Notre politique consiste à utiliser le capital-expérience de nos seniors pour former nos collaborateurs sur certaines expertises-métiers de la Société Générale, » a-t-elle insisté.