Le contrôle des exportations pétrolières est un des enjeux majeurs de la guerre civile en Libye.

La Libye produisait avant la chute du régime du colonel Kadhafi jusqu’à 1,5 million de barils par jour. Elle n’en produit plus que quelque 350 mille à cause de l’instabilité politique. Or, son économie est très dépendante des revenus pétroliers aussi bien pour financer les importations que pour alimenter les recettes budgétaires.

 

 

La dégringolade des cours mondiaux du brut et les perturbations que connaît la production pétro-gazières libyenne vont aggraver en 2015 le déficit commercial libyen, qui pourrait ainsi atteindre jusqu’à 37,1% du Pib. Ce pronostic pessimiste a été fait par le FMI dans un rapport publié vendredi dernier et rapporté par l’agence de presse PANA.

Pour rappel, la Libye, qui produisait avant la chute du régime du colonel Kadhafi jusqu’à  1,5 million de barils par jour, n’en produit plus que quelque 350 mille à cause de l’instabilité politique et sécuritaire. Or, son économie est très dépendante des revenus pétroliers aussi bien pour financer les importations que pour alimenter les recettes budgétaires.

Les effets de la chute vertigineuse de la production pétro-gazière libyenne sont davantage aggravés par l’effondrement des prix du brut sur le marché mondial. Ces prix ont chuté de quelque 50% depuis juin dernier descendant en dessous de 50 dollars, soit leur niveau le plus bas en six ans.

Tirant la sonnette d’alarme, la Banque centrale libyenne a préconisé, dans un communiqué diffusé le 15 janvier 2015, des mesures d’austérité « urgentes, aussi douloureuses soient-elles, afin de mieux gérer nos dépenses et répondre aux besoins quotidiens de la population ».