» Aujourd’hui, la puissance des pays producteurs de pétrole repose sur le degré de compétitivité de leurs compagnies nationales respectives « , estime l’expert.

 

Le portefeuille de la compagnie Sonatrach n’est pas équilibrée et elle devrait faire le nécessaire afin de s’adapter à l’évolution du marché mondial, a déclaré aujourd’hui sur Radio M, Mourad Preure, spécialiste des questions énergétiques.

L’expert reproche, entre autre, à la compagnie publique de ne pas s’intéresser suffisamment aux énergies renouvelables alors que d’autres compagnies l’ont fait à l’étranger. Il estime également que des réformes sont nécessaires au sein de Sonatrach  qui devrait, selon lui, adopter un système dans le cadre duquel les filiales pourraient être autonomes les unes des autres.  

Précisant que Sonatrach a du retard à rattraper, l’invité de Radio M « constate, néanmoins, qu’elle travaille en ce moment sur son renforcement structurel et managérial ».

De son point de vue, il est important d’abandonner le système Taylorien qui veut que chacun fasse une tâche en particulier, pour aller vers un système par objectif. Il s’agit, dit-il, d’un choix fait par de grandes firmes et qu’il s’agit à présent d’adopter  en Algérie.

« Aujourd’hui, la puissance des pays producteurs de pétrole repose sur le degré de compétitivité de leurs compagnies nationales respectives », souligne-t-il.  La priorité est de donner à Sonatrach les moyens qui lui permettront d’être compétitive au plan international, poursuit l’expert.

Sur un autre volet, Mourad Preure a considérée que la loi 86-14, de 1986, relative à l’investissement dans le domaine pétrolier est la meilleure loi que l’Algérie ait adoptée. Cette loi remplacée par celle de 2005, elle-même modifiée en 2006, a permis de faire de nombreuses découvertes. « En tout 425 découvertes ont été réalisées durant les vingt années d’application de la loi 86-14 dont des gisements géants », a-t-il rappelé.

La loi prévoit globalement que les travaux d’explorations effectuées par les compagnies étrangères ne pouvaient être rémunérés qu’en cas de découverte.

M. Preure s’est dit incapable d’expliquer les raisons ayant poussé l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil à remplacer cette loi qui avait été très bénéfique pour le secteur minier algérien.

 

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