augusta sonatrach
Le groupe national des hydrocarbures Sonatrach, à travers sa filiale ‘’Sonatrach Raffineria Italiana Srl’’, est devenue à partir de ce samedi, 1er décembre, officiellement propriétaire des actifs de la raffinerie d’Augusta en Italie, selon un communiqué du groupe Sonatrach.

 

En effet, le groupe Sonatrach et ESSO Italiana (filiale du groupe américain ExxonMobil) ont clôturé aujourd’hui à Milan (Italie) la transaction portant sur la raffinerie d’Augusta et ses trois terminaux pétroliers de Palerme, Naples et Augusta, ainsi que des participations dans des pipelines reliant la raffinerie aux différents terminaux, précise la même source.

Ainsi, après un processus de transition qui a duré six mois, dans lequel Sonatrach a lever toutes les conditions suspensives notamment celles liées aux accords anti-trust, la compagnie nationale des hydrocarbures vient de  renforcer, à travers cette acquisition, une nouvelle capacité de raffinage supplémentaire.

Avec ses 10 millions de tonnes de traitements par an, la raffinerie d’Augusta est classée deuxième après celle de Skikda qui dispose, quant à elle d’une capacité de 16 millions de tonnes par an.

Pour rappel, lorsque Sonatrach avait signé en mai 2018 à Rome l’accord avec Esso Italiana pour cette acquisition, ce rachat avait suscité l’inquiétude de l’association environnementale italienne « Legambiente » et des syndicats des travailleurs de  la raffinerie.

Cette inquiétude, révélée par Maghreb Emergent, concernait la  contamination des sols et de l’eau souterraine de la raffinerie par divers polluants.

Une information confirmée par le Conseiller du P-DG de la Sonatrach, Ahmed Mazigui, qui a avoué  lors d’une conférence de presse organisée le 23 mai 2018 au siège de la Sonatrach, suite à ce scandale médiatique, que seuls 20 hectares de la surface des sols de la raffinerie d’Augusta sont contaminés.

Le même responsable a confirmé que la Sonatrach avait connaissance du problème de contamination des sols de la raffinerie italienne et que « ceci a été évalué dès le départ des négociations de cette acquisition  par l’expertise technique ».

Concernant le prix d’acquisition de la raffinerie d’Augusta, qui a suscité des critiques par certains observateurs, en l’estimant excessif, la Sonatrach a toujours maintenu le flou total à ce sujet.

Lors de son passage à la radio nationale, le vice-président par intérim de l’activité commercialisation à la Sonatrach, Ahmed Mazigui, a refusé de révéler le prix exact d’achat de la raffinerie en indiquant seulement que «la raffinerie d’Augusta aurait coûté à Sonatrach le sixième du prix d’une neuve».