Le groupe Sonelgaz voit ses capacités de financement affaiblies par des dettes qui se chiffrent à plusieurs milliards de dinars et des créances détenues auprès de ses clients. Cette situation a poussé l’opérateur public à chercher d’autres sources de financement.

En effet, la dette de Sonelgaz contractée auprès des banques à fin 2018, s’élève à 2 400 milliards de dinars, soit 20 milliards de dollars, selon le président de la Fédération nationale de l’électricité et du gaz, Achour Telli.

Une situation inquiétante, selon le responsable syndical, qui juge  que cette dette entrave le fonctionnement de la compagnie et risque de freiner la mise en œuvre de son plan d’investissement.

La Sonelgaz a déjà bénéficié d’un crédit long terme auprès de la Banque nationale d’Algérie (BNA), de 1 600 milliards de dinars, dont 1 300 milliards de dinars comme cumul, consommés dans différentes réalisations. Elle a aussi obtenu un financement de 380 milliards de dinars pour le parachèvement des programmes tracés d’ici  2020.

Ceci, sans oublier les 61 milliards de dinars de créances détenues auprès de ses clients publics essentiellement, dont des administrations et des institutions, selon les dernières déclarations de son P-DG.

Ainsi, le groupe public se retrouve dans une situation financière difficile, qui entrave le lancement de son nouveau business plan 2020-2026, au moment où les banques sont réticentes à accorder de nouveaux crédits, compte tenu de la situation actuelle que traverse le secteur bancaire.  

A cet effet, la direction du groupe a choisi d’opter pour d’autres sources de financement, y compris l’endettement international.

Lors d’un entretien à la radio nationale, le P-DG du groupe Sonelgaz, Chahar Boulakhras, a révélé que l’opérateur public va recourir prochainement au financement international, à travers un empreint obligataire international qui sera lancé dans un futur proche.

Il a affirmé que ce financement permettra à Sonelgaz de disposer de ressources nécessaires qui permettront à l’entreprise publique de suivre les programmes de développement qui seront réalisés à l’avenir.

Un changement de stratégie pour le groupe Sonelgaz, qui à toujours refusé de se soumettre à l’endettement externe.

Rappelons, dans ce sens, la déclaration de l’ancien P-DG de Sonelgaz, actuellement ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, qui a affirmé lors de son installation à la tête du groupe en aout 2017, que « malgré la situation financière difficile, il n’est pas question d’avoir recours à l’endettement extérieur. Sonelgaz a les moyens de réaliser des programmes tracés et la société bénéficie toujours du soutien de l’Etat ».