Mourad Oulmi (capture vidéo).

Dans quelques mois, a expliqué le PDG de Sovac, des ateliers techniques seront organisés pour discuter des moyens à mettre en œuvre en vue de concrétiser ce projet. Il n’a, toutefois, pas donné d’indications précises sur le type de pièces de rechange qui seraient fabriqués localement.

 

 

Le concessionnaire automobile algérien Sovac et le groupe Volkswagen envisagent de développer en Algérie une industrie de pièces de rechange avec pour objectif de faire du pays une plate-forme d’exportation. C’est ce qu’a déclaré Mourad Oulmi, P-DG de Sovac, représentant exclusif du groupe Volkswagen en Algérie, lors de son passage hier mardi sur les ondes de la troisième chaîne de la Radio nationale. Dans quelques mois, a-t-il expliqué, des ateliers techniques seront organisés pour discuter des moyens à mettre en œuvre en vue de concrétiser ce projet. Il n’a, toutefois, pas donné d’indications précises sur le type de pièces de rechange qui seraient fabriqués localement.

M. Oulmi a indiqué que des discussions étaient en cours entre le concessionnaire et le groupe allemand pour faire de ce dernier le premier client international de la future industrie de pièces de rechange algérienne : « Le groupe Volkswagen importe, chaque année, pour 70 milliards d’euros de pièces de rechange, rien ne l’empêche de combler 4 à 5% de ses besoins en pièces de rechange à partir du marché algérien. En contrepartie, il gagnerait une plus forte présence en Algérie ».

 

« Encourager les importateurs à devenir des sous-traitants »

 

Selon le P-DG de Sovac, l’Algérie doit développer une industrie de pièces de rechange, avec une part réservée à l’exportation tournant autour des 80%, le marché algérien étant « un marché de petite taille ». Il a rappelé les nombreux atouts dont dispose l’Algérie dont sa proximité avec le continent européen, sa compétitivité en termes d’énergie et de main-d’œuvre de qualité, et ce, « de l’avis même du constructeur allemand ».

M. Oulmi a qualifié d’inacceptable le fait que l’Algérie importe pour 1,2 milliards de dollars de pièces de rechange appelant le gouvernement à prendre des mesures pour encourager, notamment les importateurs qui introduisent sur le marché des pièces de qualité douteuse, à devenir des sous-traitants pour le plus grand bien de la future industrie automobile algérienne. C’est précisément, a-t-il souligné, la mise en place d’un réseau viable de sous-traitants de qualité qui serait susceptible de développer cette industrie.

 

 

« Le premier véhicule Volkswagen algérien est prévu pour juillet 2018 »

 

Sur un autre plan, le PDG de Sovac a confirmé l’information selon laquelle, le premier véhicule Volkswagen fabriqué en Algérie, dans le cadre d’un partenariat entre Sovac et la maison mère, sortira de l’usine de Relizane fin juillet prochain. Dix mille véhicules seront produits dans cette usine, dans un premier temps. L’objectif est d’atteindre 100.000 unité/an dans quelques années.