L’engagement continu en faveur de la Déclaration de coopération en soutien de la stabilité du marché pétrolier a été réaffirmé jeudi par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le secrétaire général Mohamed Sanusi Barkindo a souligné, en effet, dans le dernier bulletin mensuel de l’organisation, que lorsque la crise de la pandémie du Covid-19 a frappé, “l’Opep n’avait pas besoin de réinventer la roue”.

“Nous possédions les outils pour répondre à l’urgence. En d’autres termes, nous avions la roue et nous avions juste besoin de la renforcer. Notre roue et outil de lutte contre les incendies était la Déclaration de coopération”, a-t-il ajouté dans la préface de ce document.

La récente réponse de l’OPEP + à la pandémie de COVID-19 a montré, a-t-il précisé, que même “si l’OPEP en est à ses 60 ans d’existence et se classe en tant que l’un des membres les plus anciens du système multilatéral, il reste que le cadre de coopération est adaptable, pertinent et essentiel”.

L’Opep a, dans ce cadre, rappelé les différentes réunions qu’elle a tenues avec ses partenaires, dans le cadre de la Déclaration de coopération, pour enrayer la chute des prix causée essentiellement par la pandémie du Coronavirus, dont les réunions extraordinaires de l’Opep et de l’Opep + tenues en avril dernier qui ont vu la signature de l’accord de baisse de production qualifié d’historique.

Plusieurs décisions ont été aussi adoptées à l’unanimité lors de la 179ème réunion de la Conférence ministérielle de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et de la 11ème réunion ministérielle des pays de l’Opep + tenues en juin dernier, visant à assurer la stabilité des cours de l’or noir et permettre d’absorber les surplus disponibles encore sur le marché.

Ces décisions avaient permis la réduction de la production pétrolière des pays concernés de l’ordre de plus 9 millions de barils par jour (mb/j) depuis le début de mois de mai dernier, suivie actuellement d’une baisse de 9,6 mb/j.

Une coupe de 7,7 mb/j sera appliquée du 1er août à fin décembre 2020 avant de passer à 5,8 mb/j du 1er janvier 2021 à avril 2022.En plus, il a été question d’adopter un mécanisme de la compensation pour les pays qui n’ont pas pu atteindre pleinement la conformité en mai et juin de l’accord du 12 avril dernier.

A ce propos, l’OPEP note qu’à la fin juin les pays qui n’avaient pas pu atteindre la pleine conformité en mai avaient soumis des plans sur la façon dont ils ajusteraient leur production pour tenir compte du principe de compensation.”Le principe de la compensation a renforcé le processus de la déclaration de coopération, lui prêtant force et crédibilité”, a souligné en outre l’Organisation dans son bulletin.