Exclus de la formule AADL pour cause de "revenus élevés", ils ne peuvent pas payer leurs logements LPP dans les conditions fixées par le ministère.

« Les délais et la qualité exigés dans la réalisation de nos projets nous imposent de prospecter de nouveaux systèmes de construction dans le cadre de l’industrialisation du logement », a souligné le ministre de l’Habitat, pour qui les entreprises françaises du BTPH peuvent contribuer à la généralisation des nouvelles techniques de construction.

 

Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune a appelé mercredi à Alger les entreprises françaises du secteur du bâtiment à développer des partenariats « durables » et « diversifiés » en Algérie.

« Les entreprises algériennes et françaises du BTPH doivent se rencontrer, se concerter et tisser des relations professionnelles à travers des échanges d’expérience lesquelles devraient converger vers la concrétisation d’un partenariat gagnant-gagnant durable », a indiqué M. Tebboune lors de la 1ère rencontre algéro-française du bâtiment et du second œuvre (26-27 mars).

Selon lui, ce partenariat doit se baser essentiellement sur la modernisation de l’outil de réalisation de logements.

« Les délais et la qualité exigés dans la réalisation de nos projets nous imposent de prospecter de nouveaux systèmes de construction dans le cadre de l’industrialisation du logement », a-t-il souligné.

Les entreprises françaises du BTPH peuvent contribuer, à cet égard, à la généralisation des nouvelles techniques de construction en Algérie, selon le ministre.

Le partenariat algéro-français doit également s’étendre aussi au volet recherche et développement (RD), à la conception architecturale et urbanistique et à la réhabilitation du patrimoine immobilier qui est l’une des priorité majeur du secteur.

De son côté, l’ambassadeur de France à Alger André Parant a réitéré « la volonté » de la partie française de renforcer les relations économiques bilatérales et de les inscrire dans une logique de partenariat.

« Nous voulons que nos relations d’affaires s’accompagnent de larges transferts de technologies, de savoir-faire et de formation professionnelle », a-t-il affirmé.

 

La CCIAF pour une « stratégie à long terme »

 

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie algéro-française (CCIAF), Jean-Marie Pinel a également appelé les entreprises françaises à « voir le marché algérien autrement » et à saisir les opportunités importantes qu’il recèle.

« Pour saisir ces opportunités efficacement, il faut s’impliquer davantage et agir dans le cadre d’une stratégie à long terme », a-t-il déclaré devant les responsables et représentants des 45 entreprises françaises participant à cette rencontre.

Les importants programmes de constructions engagés par le gouvernement algérien et les besoins en matière de solutions d’aménagement, de gestion urbaine ainsi qu’en termes de rénovation du vieux bâti représentent des opportunités « certaines » pour les entreprises françaises, selon le président de la CCIAF qui organise cette rencontre.

Le secteur du bâtiment français compte près de 350.000 entreprises, qui représentent un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 130 milliards d’euros. Mais la contribution de ces entreprises dans le programme algérien de l’habitat est jugée « faible » d’où la nécessité de nouer des partenariats avec les entreprises algériennes, explique M. Pinel.

Outre les rencontres d’affaires bilatérales (B to B), des ateliers thématiques seront également organisés par des spécialistes autour de différents thèmes liés au bâtiment en Algérie notamment la formation, la qualité architecturale, et la réhabilitation du vieux bâti.