Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a décidé lors du Conseil des ministres tenu ce dimanche, de réduire les dépenses publiques et les investissements de la Sonatrach, ainsi que l’interdiction de faire appel aux bureaux d’études étrangers. Ces mesures d’austérité visent à réduire le déficit qui affecte la balance des payements et celle du commerce.

En clair, le Président Tebboune a donné une instruction d’arrêter la conclusion des contrats d’études et de services avec les bureaux étrangers, ce qui épargnera à l’Algérie, d’après lui, près de 7 milliards de dollars par an, outre le report du lancement des projets inscrits ou en cours d’inscription, dont la réalisation n’a pas encore été entamée. Ceci, à l’exception des projets prévus pour les zones de l’ombre, ainsi que le projet relatif à l’étude pour la réalisation d’un hôpital anti-cancer à Djelfa.

Le président de la République annonce également la réduction du montant de la facture d’importation de 41 à 31 milliards de dollars, et des dépenses du budget de fonctionnement de 30% sans toucher les charges et les salaires. 

Le président Tebboune demande également au groupe Sonatrach de réduire de 14 à 7 milliards de dollars, les charges d’exploitation et les dépenses d’investissement afin de préserver les réserves de change.

Le chef de l’Etat a estimé en outre, que la révision de l’ordre des priorités s’impose. « Nous sommes appelés à revoir l’ordre des priorités de l’élan économique, ça ne doit en aucun cas affecter les axes vitaux des plans nationaux de développement, notamment ceux pourtant sur les acquis sociaux à l’instar du niveau de vie du citoyen, des salaires et retraites et des postes d’emploi », a-t-il souligné. Il enchaine : « Il est impératif de mettre un terme aux mauvaises pratiques qu’a inculquées la période de l’aisance financière, à l’exemple du gaspillage, de l’esprit dépendantiste, de fainéantise et de surconsommation ».

De son coté, le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab a proposé la réduction des importations du secteur au maximum, le report de certains projets d’investissement ne revêtant pas un caractère urgent, particulièrement les centrales électriques, et le gel des appels d’offres lancés pour l’acquisition des équipements des transports, à même d’économiser un milliard de dollar.