Depuis l’annonce, par le ministère de l’industrie et des mines, des prix de sortie d’usine des véhicules assemblés en Algérie, les appels au boycott de l’achat de ces véhicules fleurissent sur les réseaux sociaux.

 

Les pages Facebook algériennes appelant au boycott jugent non seulement que les prix affichés sont « excessifs » mais aussi que « les véhicules en vente en Algérie sont très chers par rapport aux prix appliqués dans d’autres pays ».

Des dizaines de pages et groupes sur Facebook ont été créés pour appeler à ce boycott à l’image de مقاطعةشراءالسيارات qui compte plus de 286 000 fans. D’autres pages plus populaires spécialisées de la vente et l’achat sur Facebook et des groupe d’amateurs de véhicules ont créé un hashtag #boycottez et en arabe #تستمر_المقاطعة et aussi#Manechriche.

Cette campagne de boycott lancée sur les réseaux sociaux est soutenue les associations de protection des consommateurs.

Pour rappel, Youcef Yousfi, ministre de l’industrie et des mines avait déjà déclaré plusieurs fois devant la presse nationale que son ministère « n’intervient pas dans les prix appliqués par les assembleurs » et tout de même, ces derniers ne doivent pas dépasser les tarifs appliqués aux véhicules importés.

Depuis 2015, les prix des voitures ont doublé dans certains cas, et dans d’autres ils ont grimpé entre 50% à 90%. Ces augmentations après l’installation des usines de montages est protégée dans le cahier des charges, mis en place par le ministère de l’industrie, par ce qu’ils appellent « une garantie sur investissement », ce qui pourrait signifier que cette « garantie sera payée par les consommateurs ».