Pour Thabo Mbeki qui a réalisé qui dirigé le groupe de travail ayant réalisé un sur l’ampleur du phénomène de transfert illicites en Afrique, législation appropriée s’impose pour attribuer les mandats nécessaires à ces institutions afin qu’elles puissent aider à la lutte contre la sortie illicite de capitaux et que les pays puissent également coopérer au niveau régional dans la mesure où certaines de ces sorties passent à travers des frontières communes.

 

Le continent africain perd tous les ans plus de 50 milliards de dollars du fait des flux financiers illicites, selon l’ancien président d’Afrique du Sud, Thabo Mbeki. S’exprimant aux cours d’une réunion du Groupe de gouverneurs africains de la Banque Mondiale et du Fonds monétaire international ( Caucus Africain) organisée jeudi à Luanda (Angola), Thabo Mbeki a précisé que les transferts illicites de capitaux est un problème auquel se heurte l’Afrique pour son développement.

Selon un rapport réalisé par le groupe de travail mené par Mbeki, entre 1970 et 2008, quelque 854  milliards de dollars ont quitté le continent africain de manière « illégale ».  « L’Afrique se heurte au grand problème des transferts illicites d’important volumes de capitaux hors du continent, dont ce dernier a tant besoin pour faire face aux défis du développement. En tant qu’Africains, nous nous devons d’agir de façon concertée afin de garantir que le reste du monde où atterrissent ces sorties illicites aide à mettre un terme à cette saignée de ressources », a-t-il déclaré, selon un communiqué du Causus Africain.

Mettre un terme aux transferts illicites de capitaux

M. Mbeki  affirme qu’il est possible de mettre un terme à ce fléau en mettant en place un suivi approprié des transactions des grandes sociétés commerciales. Il considère en outre que l’intervention d’institutions, telles que les autorités fiscales, les douanes, les banques centrales, les unités d’informations financières et de lutte contre le blanchiment de capitaux, les autorités d’audit, ainsi que les autorités anticorruption comme la police, est fondamentale.

 Pour Thabo Mbeki qui a réalisé qui dirigé le groupe de travail ayant réalisé un sur l’ampleur du phénomène de transfert illicites en Afrique, législation appropriée s’impose pour attribuer les mandats nécessaires à ces institutions afin qu’elles puissent aider à la lutte contre la sortie illicite de capitaux et que les pays puissent également coopérer au niveau régional dans la mesure où certaines de ces sorties passent à travers des frontières communes. L’ancien président sud-africain recommande aussi l’édification d’une architecture globale pour une offensive concertée visant à mettre fin à ces transferts illicites. Selon lui, oeuvrer dans le cadre des processus des Nations Unies permettrait d’éviter une approche fragmentée du problème et de mettre en place la surveillance d’une institution sous la tutelle de l’ONU.