Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale tunisienne

Intervenant, samedi, à un séminaire sur “les difficultés de réalisation de projets publics”, le gouverneur de la BCT a indiqué que ces fonds, qui seront financés par le Titre II du budget de l’Etat, doivent être implantés aux centres des régions pour mener des actions de proximité.

 

Le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a appelé, samedi, à la création, le plus tôt possible, de fonds de développement dans les régions intérieures de la Tunisie “pour financer des petits et microprojets et partant créer de nouveaux emplois et relancer la dynamique économique”.

Intervenant, samedi, à un séminaire sur “les difficultés de réalisation de projets publics”, le gouverneur de la BCT a indiqué que ces fonds, qui seront financés par le Titre II du budget de l’Etat, doivent être implantés aux centres des régions pour mener des actions de proximité. “Ils doivent aussi être gérés par des responsables originaires de ces régions et supervisés par les autorités centrales”, a-t-­il  expliqué, relevant que ces fonds commenceront par les petits projets pour passer, par la suite, à la réalisation de grands projets de développement et d’infrastructure.

Le secteur privé pour résorber le chômage

 Ayari a aussi appelé au lancement d’une action de salut public, en vertu de laquelle chaque entreprise tunisienne prendra en charge un ou deux chômeurs parmi les diplômés de l’enseignement supérieur, dont le nombre est estimé à environ 250 mille personnes. “Le secteur public ne pourra jamais absorber un nombre assez croissant de chômeurs”, a déclaré Ayari, exhortant le secteur privé à apporter son appui pour résoudre le problème du chômage.

Le gouverneur de la BCT a, par ailleurs, écarté l’idée d’effondrement ou de faillite de l’économie tunisienne, évoquée par plusieurs experts et économistes tunisiens. “La Tunisie a toujours connu des crises, mais elle a su en faire face et sortir avec le moindre de dégât, et ce, grâce à la force de résilience et de résistance de ses compétences humaines”, a­-t-­il noté. Revenant sur le nouvel modèle économique que le pays envisage d’adopter, Ayari estime qu’il doit surtout cibler la création de la valeur ajoutée dans les différents secteurs d’activité, l’établissement d’une économie sociale et solidaire et l’adoption d’une économie verte.