Image Hichem Ben Ahmed secrétaire d’Etat tunisien au commerce
Les dépenses de compensation des produits de base sont estimées, en 2018, à environ deux milliards de dinars tunisiens.

« Il n’y a aucune intention ou programme de levée de la compensation sur les produits de base » et aucune orientation dans ce sens ne figure dans la loi de finances pour l’exercice 2019, a souligné le secrétaire d’Etat au commerce, Hichem Ben Ahmed.

Il a estimé, dans un entretien téléphonique avec l’agence TAP que la levée de la compensation est une question sociale et politique qui nécessite la concertation et la conciliation entre toutes les parties dans le pays (sociales, professionnelles, politiques…) pour l’orienter vers les ayants droits.

Et de poursuivre que les commissions de réflexion sur la compensation, formées depuis quelques années, ont pour mission de suggérer des scénarios pour orienter la compensation vers les ayants droits et dépasser les défaillances existant au niveau du système et des mécanismes adoptés dans ce domaine.

Pour rappel, la commission gouvernementale chargée de l’examen du système de compensation des produits de base a présenté une proposition relative à la lévée de la compensation sur trois étapes qui dureraient entre six et neuf mois. La premèré étape concerne le lait et les huiles végétales, la deuxième le pain (gros pain et baguette), en plus de la farine pâtissière, alors que la troisième étape portera sur le sucre, la semoule, le couscoust les pâtes alimentaires, selon les déclarations de Youssef Trifa, chargé de mission auprès du ministère du commerce, à la TAP, le 20 septembre 2018.

La même source avait indiqué que l’orientation de la compensation vers ses ayants droits aura un caractère matériel, à travers la création d’une plateforme regroupant l’ensemble des bénéficiaires du transfert financier.

Les dépenses de compensation des produits de base sont estimées, en 2018, à environ deux milliards de dinars et la Caisse générale de compensation (CGC) compense actuellement les huiles végétales, le lait, les dérivés du blé tendre (pain et farine pâtissière), les dérivés du blé dur (couscous, pâtes alimentaires et semoule), l’orge destiné aux fourrages et le papier servant à la fabrication des livres et cahiers compensés.

TAP