Une marche de protestation sera organisée par l’association tunisienne des chômeurs, le 8 février 2016 dans tous les gouvernorats, et le 15 février à la capitale (vers la Kasbah), pour réclamer le droit à l’emploi, annonce  Seif Ammar Maidani, président de l’association, selon l’Agence TAP.

 

Maidani a fait savoir que des sit-­in seront observés devant les sièges des gouvernorats outre un sit-­in ouvert à la kasbah jusqu’à la satisfaction des revendications des chômeurs. Il a aussi exprimé le refus de l’association des mesures annoncées par le chef du gouvernement en l’absence de mécanismes de mise en oeuvre, appelant, à cette occasion, à la démission de certains ministres et gouverneurs qui, selon lui, « ont échoué dans leur mission ». « Les mouvements de protestation seront organisés sans autorisation » a­t-­il dit, à l’instar du sit-­in ouvert des syndicats des forces sécuritaires à la Kasba.

L’annonce de ce mouvement de protestation intervient quelques jours après la vague de manifestation qui a secoué plusieurs régions du pays.  Souvent sans emplois, des jeunes tunisiens se regroupaient  devant les sièges de plusieurs délégations des gouvernorats de Kasserine, Béja et Manouba pour revendiquer des postes d’emploi dans la région.

Ces protestataires souvent des diplômés du supérieur, expriment leur mécontentement face aux promesses non tenues du gouvernement. Rappelons que ces mouvements de protestation ont commencé à Kasserine le 23 janvier dernier à l’occasion de manifestations contre la misère et pour la justice sociale à la suite du décès d’un jeune chômeur. Le mouvement s’est ensuite propagé à de plusieurs autres villes du pays. Ce qui a contraint le gouvernement à décréter un couvre-feu  «au vu des atteintes contre les propriétés publiques et privées et de ce que la poursuite de ces actes représente comme danger pour la sécurité de la patrie et des citoyens».