La ministre tunisienne des finances, Lamia Zribi (dr)

 

 

 Les deuxième et troisième tranches du prêt accordé à la Tunisie par le Fonds monétaire international (FMI) pourraient être débloquées à la fin du mois de mars 2017, a estimé, dimanche, la ministre des finances, Lamia Zribi.

 

 

« Une délégation du FMI est attendue, en mars prochain à Tunis, pour discuter du processus de mise en œuvre des réformes », a-t-elle confié à l’agence TAP. A ce propos, elle a envisagé le déblocage des deuxième et troisième tranches (estimées à 700 millions de dollars), au terme de cette visite.

 

Le Fonds monétaire international a validé en mai 2016, l’octroi d’un crédit de 2,9 milliards de dollars à la Tunisie. La Tunisie a jusque-là obtenu 320 millions de dollars à titre de première tranche, alors que le reste du montant sera versé en plusieurs tranches en fonction de l’avancement de l’exécution du programme de réforme économique défini. Selon Zribi, « la deuxième tranche de ce crédit aurait dû être versée en décembre 2016 ».

 

La ministre des finances a par ailleurs insisté sur le fait qu’aucune décision officielle n’a été prise au sujet des des banques publiques qui connaissent un plan de restructuration.

« Toutes les informations qui circulent actuellement ne sont que de simples scénarios en cours de discussion afin d’en choisir le meilleur », a-t-elle indiqué.

 

 « Vendre des parts de ces banques à des investisseurs stratégiques, poursuivre l’exécution de leurs programmes ou les fusionner demeurent dans l’ensemble des scénarios hypothétiques que le gouvernement examine actuellement pour parvenir à une solution favorable à ces institutions sur le moyen et le long terme » a-t-elle déclaré.

 

Les banques publiques se penchent à présent sur l’exécution de leurs programmes, tracés dans le cadre du plan de restructuration après que l’Etat y ait injecté des liquidités en vertu de la loi sur la capitalisation des banques étatiques, et l’augmentation de leurs capitaux de près d’un milliard de dinars, a-t-elle expliqué.

 

L’objectif escompté par ces programmes est de réduire les créances irrécupérables de ces banques de 23% aujourd’hui à 15% à l’horizon 2020, a-t-elle souligné. Un Conseil ministériel tenu la semaine écoulée a été consacré à l’examen de l’évolution du programme de restructuration des banques étatiques (BNA, STB et BH) « sans qu’une décision n’ait été prise », a rappelé la ministre.

 

La restructuration des banques publiques est l’un des principaux points de l’accord conclu entre le gouvernement tunisien et le Fonds Monétaire International (FMI) dans le cadre du programme de financement. Les autres points portent principalement sur la maitrise de la masse salariale dans la fonction publique et la réforme fiscale.