Sofiane Chourabi et Nadhir Ktari sont portés disparus depuis le 8 septembre 2014.

Un rapport signé par plusieurs ONG opérant en Tunisie a également condamné les agressions contre les journalistes, commises, quelquefois par les forces de sécurité, et qui ont atteint un niveau grave ces deux dernières années.

 

 

Le SNJT, FTDES, Amnesty, RSF, Article 19, le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme et le CRLDHT ont critiqué, dans un document rapporté par des médias tunisiens, ce qu’elles sont appelé l’inertie et l’indifférence des autorités tunisiennes dans le suivi du dossier des journalistes tunisiens portés disparus en Libye, Sofiane Chourabi et Nadhir Ktari depuis le 8 septembre 2014, alors qu’ils se trouvaient dans la région d’Ajdabiya (est). Ces ONG ont déploré la non concrétisation par le gouvernement de la promesse de commission d’enquête, « seule à même d’éclairer sur les circonstances (de la disparition) et d’apaiser l’immense douleur des familles ».

En réponse à ces critiques, le ministre tunisien chargé de la Société civile, Mehdi Ben Gharbia, a assuré à Agence France Presse que son gouvernement entré en fonctions fin août était « pleinement concerné » par cette affaire.

Le rapport a également condamné les agressions contre les journalistes, commises, quelquefois par les forces de sécurité et qui ont atteint un niveau grave ces deux dernières années. Ainsi, en mai 2014, selon un rapport du Centre de Tunis pour la liberté de la presse (CTLP), 94 professionnels des médias ont été agressés et la plupart des agressions ont eu lieu à Tunis.

Toutefois, depuis le début de l’année 2016, les agressions contre les journalistes font l’objet d’une forte inquiétude, observe ce rapport selon lequel elles ont baissé à une moyenne de 6 agressions par mois.