Les tunisiens vont devoir se serrer la ceinture face aux strictes conditionnalités du FMI

En perspective des élections législatives du 26 octobre qui approchent à grands pas, les autorités tunisiennes tiennent à rassurer sur le fait que le scrutin législatif sera sécurisé et que toutes les mesures ont été prises pour leur bon déroulement. 

 

Le Premier ministre tunisien Mehdi Jomaa est catégorique : « Nous avons renforcé la présence des services de sécurité, en particulier aux frontières algérienne et libyenne. Des dizaines de milliers de militaires et de policiers sont prêts à assurer le succès des élections », a-t-il insisté. « Malgré toutes les graves menaces émanant des djihadistes, les élections seront un succès et nous avons mis en place des mesures pour faire face à toutes formes de menaces », a-t-il tenu à rassurer. De son coté, le ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou, en déplacement ce samedi dans le gouvernorat du Kef, a annoncé que les forces de sécurité et de l’armée nationale tunisiennes sont prêtes à assurer la protection des 5000 centres de vote mis en place à l’occasion.  Toutes les précautions ont été prises pour le bon déroulement des élections en collaboration avec l’institution de l’armée et dans le cadre de la répartition des tâches, a précisé l’officiel tunisien, ajoutant qu’il s’agit de prendre en compte toutes les situations y compris les conditions climatiques et le parcours à suivre pour transporter les urnes. Le ministre tunisien a également mis l’accent sur l’effort colossal consenti selon lui par les forces de sécurité pour circonscrire le terrorisme et mettre fin au ravitaillement des terroristes, de même qu’il a plaidé pour la collaboration sécuritaire avec des pays amis pour lutter contre cette menace.

1.500 djihadistes présumés ont été arrêtés cette année en Tunisie

Dans le même ordre d’idées, le Premier ministre, Mehdi Jomaâ, a annoncé que 1.500 djihadistes présumés ont été arrêtés cette année en Tunisie dans le cadre de mesures conduites pour assurer la poursuite du processus de transition démocratique. Plusieurs centaines d’entre eux ont combattu en Syrie et pourraient s’avérer dangereux, a souligné le chef du gouvernement. Le chaos qui règne en Libye voisine est en outre un motif d’inquiétude, tant pour la Tunisie que pour l’Algérie, avec laquelle la coopération a été renforcée à la frontière, a-t-il poursuivi. Ces terroristes présumés seront présentés à la justice dans les mois qui viennent et 500 seront jugés ce mois-ci. « Le nombre de Tunisiens qui combattent en Syrie est évalué à 3.000 environ. Quelques centaines d’entre eux sont rentrés en Tunisie où ils ont été identifiés et arrêtés », a indiqué Mehdi Jomaâ. Son ministre de l’Intérieur a annoncé dans ce cadre la décision de mettre en place un dispositif commun d’intervention rapide dans la région du Kef frontalière de l’Algérie et qui connait un regain d’activité terroriste, pour faire face à cette menace et intervenir en cas d’urgence, sans autorisation préalable de la direction centrale. Des mesures préventives aux frontières ouest qui consistent notamment en la création d’un État-major commun entre la Garde Nationale et la police, la création d’unités spéciales composées d’éléments de l’armée, de la Garde Nationale et de la police capables d’intervenir dès le signalement d’un acte terroriste.