Rien qu’au premier trimestre 2015, ce sont près de 3% des entreprises opérant dans les secteurs de l’industrie et des services qui ont cessé leurs activités à cause des grèves.  

 

Les grèves cycliques observées dans les secteurs de l’industrie et des services ont contraint certaines entreprises à mettre la clé sous paillasson. C’est ce que révèle une enquête réalisée par l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ), au titre de l’année 2015. Rien qu’au premier trimestre 2015, ce sont près de 3% des entreprises opérant dans les secteurs de l’industrie et des services qui ont cessé leurs activités à cause des grèves.  

Cette enquête annuelle sur le climat des affaires, dont les résultats ont été présentés mardi à Tunis et rapportés par la TAP, révèle aussi que sur les 1200 entreprises enquêtées, 27% ont déclaré que les charges sociales ont entravé leur développement alors que 31% des sociétés ont pointé du doigt le commerce parallèle en le considérant la principale entrave au développement de leurs activités.

27 % des entreprises ont accusé le régime fiscal de faire obstacle à leurs démarches de développement et d’entacher l’environnement des affaires. L’infrastructure du transport dans le pays est aussi considérée par les dirigeants des entreprises enquêtées comme une entrave au développement des activités, notamment dans les régions intérieures.

Le 1/3 des entreprises contraintes de donner des pots-de-vin

Par ailleurs un tiers des entreprises interrogées, dans le cadre de cette enquête, ont déclaré qu’elles ont été obligées de payer des pots-de-vin pour faciliter leurs transactions avec les administrations tunisiennes. Selon les résultats de l’enquête, 32% de ces entreprises estiment que la douane tunisienne figure parmi les administrations publiques les plus corrompues en Tunisie. La corruption a concerné aussi les services publics (15%), les marchés publics (12%) ainsi que l’inspection et le contrôle (13%), dont notamment le contrôle sanitaire et l’hygiène (10%).

Au titre de l’exercice 2015, 8% des entreprises concernées ont affirmé qu’elles ont été obligées de payer des pots-de-vin au système judiciaire et 14% d’entre elles à l’administration fiscale La valeur des pots-de-vin payés s’élève à environ 0,62% du chiffre d’affaires des entreprises, selon les résultats du sondage.