Une commission d’enquête des services de sécurité de l’armée a débarqué au siège de la compagnie pétrolière à Hydra. Le PDG de Sonatrach a décidé de déposer sa démission en début de semaine.

Le PDG de Sonatrach Abdlemoumene Ould Kaddour aurait décidé de rendre le tablier probablement des ce dimanche 07 avril premier jour de la semaine ouvrable en Algérie suite à l’enquête déclenchée par les services de sécurité au sujet de sa gestion.C’est ce que nous apprend ce samedi une source à l’intérieur de Sonatrach. Abdelmoumene Ould Kaddour est à la tête de Sonatrach depuis mars 2017. L’enquête déclenchée serait consécutive à la plainte déposée par la Ligue algérienne de la défense des droits de l’Homme (LADDH) mercredi 3 avril 2019, contre le PDG de Sonatrach. La plainte a été déposée par le bureau régional du sud à Ouargla qui a incriminé également Salah Mekmouche vice-président de Sonatrach. Le bilan de Ould Kaddour à la tête de Sonatrach est contrasté. A son actif d’avoir rétablit de la fluidité dans les circuits du business de Sonatrach après 7 années de quasi-paralysie consécutive à l’effondrement du système de Chakib Khelil en 2010. A son passif, comme d’habitude, de ne pas avoir été suffisamment regardant dans les procédures de ses transactions avec les partenaires étrangers, notamment dans le règlement des conflits en suspens avec plusieurs d’entre eux. 

Une image brouillée

L’image Abdelmoumene Ould Kaddour souffre surtout d’avoir été amené à la tête de Sonatrach directement par les Bouteflika. Il ne s’en est jamais caché, au point de devenir plus important que son ministre de l’énergie supposé de tutelle. Sous son impulsion, Sonatrach avait pris sur elle de concevoir le nouveau projet de loi hydrocarbures. Abdelmoumene Ould Kaddour a passé trois ans en prison de 2007 à 2010 pour avoir récupérer les pièces d’écoute dont il était l’objet par le DRS lorsqu’il était à la tête de BRC une joint venture de Sonatrach avec l’américain KBR. Il n’a jamais été jugé sur le fonds de l’affaire pour laquelle il était sous surveillance. Il s’agit d’un système de surfacturation de BRC qui a causé un préjudice financier à ses principaux clients, le ministère de la défense et Sonatrach en particulier.