Bombardier Seattle Q400
Un homme de 29 ans prénommé Ritch, mécanicien aéronautique pour la compagnie aérienne régionale Alaska Airlines, a volé un avion de ligne et procédé à un nombre d’acrobaties aériennes avant de s’écraser.

L’appareil, un bi moteur à hélices Bombardier Q400,  avait effectué hier soir un « décollage  non autorisé » de l’aéroport SeaTac, à Seattle dans l’Etat de Washington, base d’attache de la compagnie Alaska Airlines.

Deux chasseurs F15 du 142 éme escadron de chasse de l’Oregon National Guard, ont décollé de Portland pour intercepter l’appareil civil dont le pilote refusait d’obéir aux injonctions de la tour de contrôle.


L’homme n’a, apparemment aucune expérience dans le pilotage d’avions en dehors des simulateurs sur ordinateurs, mais à tout de même réussi l’exploit de réaliser un tonneau au dessus d’un bras de mer à l’Ouest de Seattle et récupérer la stabilité de l’avion. Deux enregistrements de conversations entre lui et la tour de contrôle ont montré un homme assez détendu, hésitant sur la poursuite de son action et sur la suite des événements. Sa seule préoccupation a été la gestion du carburant que l’appareil brûlait rapidement selon les dires du pilote.

Mieux, alors que le contrôler aérien essayait de le convaincre d’atterrir sur le tarmac de la base aérienne de McChord non loin de là, le pirate de l’air, qui aurait des tendances suicidaires selon les enquêteurs, a évoqué le risque de se faire abattre par l’armée ou d’être maltraité s’il venait à atterir sur une base aérienne. « Ce sera la prison à vie pour moi hein ? Ce n’est pas pour un homme comme moi » a-t-il conclu, avant de se crasher volontairement sur l’île de Ketron au Sud-Ouest de la ville.

L’Armée de l’Air américaine a totalement exclu que ses deux appareils aient reçu l’ordre d’abattre l’appareil.

Le trafic aérien qui avait été gelé dans l’important hub qu’est l’aéroport SeaTac a fini par reprendre après le crash.