“L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a l’intention de saisir l’Organisation internationale du travail (OIT) pour déposer une plainte concernant la violation du droit à l’action syndicale en Tunisie et les attaques violentes perpétrées par certaines parties contre la centrale syndicale”, a indiqué, samedi, le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Sami Tahri.

Dans une déclaration aux médias, faite en marge des travaux de la commission administrative nationale de l’UGTT au siège de l’Union régionale du travail (URT) à Sfax, Tahri a précisé que l’UGTT avait formulé une demande à l’inspection générale du ministère de la Justice, à l’association des magistrats tunisiens et au syndicat des magistrats tunisiens, pour un complément d’enquête sur le dossier des syndicalistes de santé à Sfax, ” afin de leur garantir un procès équitable, après qu’ils aient été arrêtés pendant plus de deux mois dans une affaire d’agression contre le député Mohamed Affas “.

“Il semble que le message adressé à travers la série de grèves sectorielles régionales observées tout au long du mois de juin en solidarité avec les syndicalistes arrêtés, n’ait pas été transmis correctement aux décideurs au niveau des autorités politique et judiciaire”, a-t-il ajouté. Il a fait savoir à cet effet que “les décisions de la commission administrative nationale de l’UGTT tenue aujourd’hui à Sfax, ” restent ouvertes à toutes les possibilités”.

Par ailleurs, Tahri a commenté le discours prononcé par le chef de gouvernement Ilyes Fakhfakh lors d’une session plénière au Parlement sur les résultats des 100 premiers jours de travail gouvernemental et sur le programme de lutte contre la période post-pandémique. Il a estimé à ce propos que ce discours était “creux et dénué de toute vision stratégique susceptible de sauvegarder le pays de la crise économique et sociale, dont souffre principalement la classe ouvrière et les salariés”.

Il a ajouté dans ce contexte que l’UGTT ” ne cherche pas la chute du gouvernement, mais aspire néanmoins à négocier avec le pouvoir, des dossiers sociaux et économiques brûlants “.