Youssef Chahed avec Abdelmalek Sellal à Alger (DR)

Les relations algéro-tunisiennes étaient presque sans taches, elles seront désormais « sans taxe ». Du moins sans la taxe de sortie du territoire qui a très mauvaise presse en Algérie.  A l’issue d’une visite de « fraternité et de travail » d’une journée à Alger, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, qui a été reçu par le président Abdelaziz Bouteflika a confirmé la levée de la taxe touristique qui a suscité « un malaise. »

 

 

«J’ai choisi l’Algérie pour mon premier déplacement à l’étranger eu égard à la nature des relations exceptionnelles qui unissent les deux pays », a-t-il dit déclaré en précisant qu’il était porteur d’un message du président de la République, Béji Caid Essebsi au président Abdelaziz Bouteflika.

 La délégation accompagnant le chef du gouvernement tunisien comprend le ministre de l’Intérieur, le ministre du Commerce et de l’Industrie et le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères.

 La coopération économique notamment dans les zones frontalières ainsi que dans le domaine de la lutte contre le terrorisme étaient au menu des discussions. La visite du chef du gouvernement tunisien a été précédée par l’annonce que la taxe touristique de 30 DT (dinars tunisiens) très impopulaire chez les voyageurs Algériens allait être levée dans la prochaine loi de finances.

 Ce n’est pas l’aspect le plus important dans la relation économique entre l’Algérie et la Tunisie mais la taxe de sortie a alimenté des prises de positions de députés en Algérie et suscité de vives critiques dans la presse. En Tunisie et pas seulement les professionnels du tourisme, on a également jugé cette taxe malvenue.

Passer à des « paliers supérieurs »

 A Alger, Youssef Chahed a confirmé l’annulation de la taxe de sortie du territoire tunisien imposée aux algériens « qui a causé une certain malaise chez nos frères algériens ». Le chef du gouvernement a indiqué avoir informé les responsables algériens de cette décision.

 Youssef Chahed a qualifié d' »excellents » les entretiens qu’il a eus dimanche matin avec le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal et la délégation du gouvernement algérien, ajoutant que plusieurs questions ont été évoquées « en toute franchise et dans un esprit de fraternité ».

 L’annonce de sa levée lève une ombre dans une relation rendue encore plus dense depuis que la Tunisie subit le terrorisme. Elle donne lieu à une coopération sécuritaire, peu médiatisée, mais très dense. 

Youssef Chahed qui a eu des entretiens avec Abdelmalek Sellal en présence, de Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, ministre des affaires maghrébines, du ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui et de celui de l’Industrie et des Mines Abdesslam Bouchouareb.

 Le chef du gouvernement tunisien a indiqué à l’agence TAP, que la question de la liberté de circulation, de travail et de séjour a été abordée et que l’accent a été mis sur la nécessité de « hisser les relations exceptionnelles unissant les deux pays à des paliers supérieurs ».